jeudi 26 mai 2011

7 scientifiques arrêtés pour ne pas avoir prédit un séisme en Italie

Le 6 avril 2009, un séisme de magnitude 6.8 a secoué le centre de l'Italie, avec un épicentre dans la région de L'Aquila, réduisant la ville médiévale à un tas de pierre. Plus de 300 personnes y ont trouvé la mort.

Les scientifiques et géologues avaient enregistré un millier de secousses depuis décembre 2008, avec une trentaine d'une magnitude de plus de 3.5. Dans une zone géologiquement active, il s'agit d'un événement habituelle et les scientifiques avaient déjà observé le même phénomène précédemment, sans pour autant que cela se traduisent par un tremblement de terre par la suite.



Les scientifiques en ont donc conclu qu'il n'y avait pas un danger imminent pour un séisme destructeur, mais que les tremblements de terre n'étant pas quelque chose pouvant être prédit, il n'était pas impossible qu'un tel séisme survienne.

Aujourd'hui, les sept scientifiques en charge d'évaluer le risque de désastres naturels ont été formellement accusés d'homicide involontaire pour ne pas avoir donner l'ordre aux habitants de quitter la ville, ou de les avertir qu'ils étaient en danger.

Comme je l'ai dit précédemment, nous ne sommes pas capable de prédire des tremblements de terre. Bien sur, il est facile de dire maintenant, en 2011, que les secousses observées entre décembre 2008 et le 6 avril 2009 étaient reliés au plus important de 6.8, il n'est pas aussi facile de pouvoir faire un tel lien avant un événement majeur.

Par exemple, deux jours avant le séisme du Japon de magnitude 9.0, un autre tremblement de terre avait secoué la région avec une magnitude de 7.2. À l'époque, les sismologues ont cru que ce tremblement de terre était l'évènement majeur et n'ont pas prévu qu'un plus gros tremblement de terre surviendrait moins de 48 heures plus tard.

L'étude des tremblements de terre n'est pas une matière précise. Nous n'avons pas les outils pour déterminer l'arrivée ou non d'un séisme important. Tout ce que nous pouvons faire, pour l'instant, c'est de comparer les secousses avec des événements antérieurs. Les modèles de "prédiction" sont constamment changés et aucun d'entre eux ne permet de déterminer à 100% ce qui va se passer.

Accuser des scientifiques d'homicide involontaire pour quelque chose qui ne pouvait pas être déterminé et un dangereux précédant pour la communauté scientifique. Oui, leur travail était de considérer les risques d'un désastre naturel. Doivent-ils pour autant être mis au banc des accusés?

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