mardi 5 juillet 2011

Les gaz de schistes - la situation au Québec

Il y a quelques semaines, j'ai parlé des gaz de schistes en général sans vraiment parler de la situation au Québec. Au cours des derniers jours, un article est paru sur les réserves de gaz pour l'île d'Anticosti, dans le Golfe du Saint-Laurent. Cette région n'est qu'une parmi d'autres au prise avec la popularité des gaz de schistes.

Voici donc un résumé de la situation des différents régions du Québec qui possèdent des réserves de gaz de schistes.

Île d'Anticosti



La géologie de l'Île d'Anticosti ressemble beaucoup à celle des Basses-Terres-Du-Saint-Laurent.  Les schistes Macasty sont recherchés pour leur potentiel en gaz. Ces schistes ne se retrouvent que sur l'île mais ressemblent beaucoup aux schistes Utica qui sont présents ailleurs dans la province.

Les schistes Macasty répondent à plusieurs critères géologiques importants pour être considérés comme un réservoir naturel de gaz, comme l'âge de la roche ou sa porosité (possibilité d'avoir une accumulation de gaz).

La compagnie Petrolia et son partenaire Corridor possèdent la totalité des permis d'exploitation de gaz de shale et de pétrole pour l'Île d'Anticosti. Comme ces compagnies recherchent autant les réservoirs de pétrole que de gaz naturel, chaque puit foré permet de mieux calculer le potentiel de la région.

Le 29 juin 2011, la compagnie Petrolia a annoncé que le potentiel des gaz de schistes pour la région se situait entre 19,8 et 48,2 milliars de baril de pétrole.

Pour l'instant, la compagnie Petrolia continue ses analyses pour un champ de pétrole avant de passer au pompage commercial.

Basses-Terres-du-St-Laurent

Les Basses-Terres-du-St-Laurent se situent entre les Appalaches, au Sud, et le Bouclier Canadien, au Nord. À l'est, elle s'arrête dans la ville de Québec, et suit le fleuve St-Laurent dans sa partie Ouest. Cette région est facilement repérable avec son relief plat.

Cette région est située sur les shales d'Utica qui ont des caractéristiques semblables aux shales américains qui produisent déjà des gaz de schistes. Les shales d'Utica se retrouvent principalement entre Québec et Montréal et leur épaisseur varie entre 100 mètres et 250 mètres, avec une épaisseur de 750 mètres dans la vallée du Richelieu. De plus, les shales sont près de la surface au niveau du fleuve St-Laurent mais environ 2,5 kilomètres près de la frontière entre les Appalaches et les Basses-Terres (à la fameuse faille de Logan).

C'est à la compagnie Forest Oil que revient l'honneur d'avoir foré le premier puit de gaz de schiste dans le sud du Québec. Présentement, plusieurs compagnies possèdent des puits expérimentaux dans cette région : Junex, Gastem et Talisman Énergie pour n'en nommer que quelques uns.

Le potentiel des gaz de schistes de l'Utica dans la vallée du St-Laurent a été prouvé, mais les puits restent à l'état expérimental jusqu'à ce que le comité penché sur l'étude de l'impact des gaz de schistes (et dont le mandat a été augmenté pour inclure le gaz naturel et le pétrole) fasse ses recommandations.

Gaspésie - Îles de la Madeleine 


La péninsule gaspésienne est beaucoup plus reconnu pour son potentiel de gaz naturel (à ne pas confondre avec les gaz de schistes) et de pétrole.

D'après mes informations, le gaz recherché aux Îles de la Madeleine serait également du gaz naturel puisque ces îles sont placés sur un dôme de sel. Les dômes de sel sont reconnus pour être de très bons réservoirs de gaz naturel.

Les compagnies Gastem et Junex sont deux des principales détentrices des permis d'exploitation pour ces deux régions.

Beaucoup d'informations contenues dans cet article ont été pigées dans cette publication du gouvernement du Québec. C'est en français et facile à lire.

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