mardi 20 décembre 2011

Rétrospective 2011 - Les volcans

En 2011, tout comme en 2010, l'éruption de plusieurs volcans a causé des problèmes aériens à cause des nuages de cendres et de débris émis. D'autres volcans se sont réveillés après plusieurs milliers d'années de dormance. Voici un aperçu de cinq volcans marquants de 2011.

Pour plus d'informations sur les types de volcan et les termes utilisés dans cet article, vous pouvez consulter "Le monde des volcans".


Etna, Italie, 15 janvier 2011 (début)

Depuis le 15 janvier 2011, le mont Etna est entré en éruption à plusieurs reprises, dont la plus récente éruption étant le 15 novembre dernier. Le mont Etna, un stratovolcan considéré comme un volcan de la Décennie.
Source : Geology.com
Un volcan faisant partie de la liste des volcans de la Décennie est un volcan qui est considéré dangereux pour la population locale, a déjà eu des épisodes géologiques destructrices et mérite d'être mieux étudié.

Dans le cas de l'Etna, il s'agit de l'un des volcans les plus actifs dans le monde, comme le prouve son état d'activités quasi constante en 2011. De plus, les sols fertils autour de sa base ont causé une agriculture très élevée, dans une zone à risque.

Le Mont Etna est un volcan de subduction où la plaque Africaine se glisse sous la plaque Eurasienne. Cependant, il y a certaines théories indiquant que l'Etna serait peut-être un volcan de point chaud.



Grimsvotn, Islande, 25 mai 2011

Le 25 mai 2011, le volcan Grimsvotn, le volcan le plus actif d'Islande, est entré en éruption, affectant le traffic aérien en Europe. Une particularité de ce volcan est la présence de la chambre magmatique directement sous un lac glacial qui occupe l'intérieur d'une caldéra.

Comme la plupart des volcans d'Islande, Grimsvotn est un volcan créé par le point chaud d'Islande associé à du volcanisme de dorsale. Dans cette région, la plaque de l'Amérique du Nord se sépare de la plaque Eurasienne.
Source : Ministère des Affaires Étrangères d'Islande

Puyehue-Cordon Caulle, Chili, 4 juin 2011

L'éruption du 4 juin dans le complexe volcanique du Puyehue-Cordon Caulle a eu lieu le long de la faille volcanique Cordon Caulle plutôt que sur le volcan Puyehue.
Source : Big Think
Moins de deux semaines plus tard, le nuage de cendre, emporté par des vents d'ouest très fort, a traversé  les océans Atlantique et Pacifique pour faire le tour de la Terre. En Australie et en Nouvelle-Zélande, le traffic aérien a été interrompu par le nuage.

Le complexe volcanique de Puyehue-Cordon Caulle consiste en une série de volcans et de failles volcaniques qui longe la côte ouest de l'Amérique du sud, dans les Andes. Il a été créé suite à la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque de l'Amérique du Nord.

Nabro, Érythrée, 13 juin 2011 

Le volcan Nabro est situé dans la partie Nord de la vallée du Grand Rift Africain. Après une série de tremblements de terre, avec une magnitude maximale de 5.7, le volcan Nabro est entré en éruption dans la nuit du 12 au 13 juin, heure locale. Le Nabro est catégorisé comme un stratovolcan et près du point chaud de l'Afar au Djibouti.
Source : Google Maps

Une éruption volcanique dans cette région n'était pas une surprise, la vallée du Grand Rift Africain est parsemée de volcans et est secouée par des séismes sur une base régulière. Cependant, le volcan Nabro n'a jamais eu d'éruption volcanique connue (aucune trace d'éruption au cours des 10 000 dernières années, une période connue sous le nom de Holocène). Cependant, une caldera était présente à cette endroit (un ancien volcan effondré), mais la localisation du volcan l'empêchait d'être mieux étudié et reste encore, aujourd'hui, un mystère.

10 jours après l'éruption, des rapports en provenance de l'Érythrée indiquait le décès de 7 personnes causé par les coulées de lave. Pendant plusieurs jours, les avions dans la région ont été détourné compte tenu des nuages de cendres qui se sont rendu jusqu'en Égypte et Israël.

Depuis, très peu d'informations sur la situation au volcan Nabro sont parvenus jusqu'aux scientifiques. Seuls des images satellites fournies par la Nasa permette d'analyser l'activité volcanique de Nabro, qui était encore secoué par des secousses en septembre dernier, sans signe d'une nouvelle éruption.

El Hierro, Îles Canaries (Juillet - maintenant)

À partir du 17 juillet, une série de séismes à secouée l'île de El Hierro. Entre le 20 et le 24 juillet, plus de 400 séismes ont été enregistré. Ce n'est que le 10 octobre que les enregistrements sismiques montraient l'apparition des ondes harmoniques associées à des éruptions volcaniques.

Source : CHF News

Depuis cette date, les images satellites, les analyses de l'air et de l'eau du sud de l'Île de El Hierro ont confirmés une éruption sous-marine. Celle-ci fut, à certains moments, accompagnés de débris volcaniques éjectés au-dessus de la surface de la mer.

D'après des analyses subséquentes, le point le plus élevé de ce volcan ne serait qu'à 180 mètres sous la surface de la mer. Au mois de décembre, les séismes se sont calmés mais l'éruption n'est pas encore terminée.

Comme les autres îles de l'archipel des Canaries, ce nouveau volcan est le résultat du volcanisme du point chaud des Canaries sur la plaque Africaine.


mardi 13 décembre 2011

Rétrospective 2011 - Les séismes (2ème partie)

L'année 2011 a été particulièrement marquante du côté des séismes. Pour certains, 2011 fut exceptionnelle pour la magnitude des séismes et pour leur localisation près des centres urbains. Voici donc un aperçu des séismes que 2011 nous a fait sentir. Cette liste omet plusieurs séismes, seuls les plus connus, exceptionnels ou uniques seront traités. Si vous croyez qu'un séisme devrait être présent dans cette liste, n'hésitez pas à laisser un commentaire.


Cette partie inclue les séismes survenus entre juillet et le 30 novembre 2011.


Juillet

Îles Canaries, El Hierro - 17 juillet

Malgré la faible magnitude des séismes à El Hierro, le 17 juillet 2011 marque le début d'une vague de petits séismes (plus de 10 000 séismes en 4 mois) qui a secoué l'île de El Hierro. Ces séismes sont associés à la formation d'un volcan (et possiblement d'une nouvelle île) au sud-ouest de El Hierro. Ce volcan est le résultat du point chaud des Canaries.

La surface du volcan n'est plus qu'à moins de 200 mètres de la surface de l'océan.
Source : CHF News
Depuis le mois de septembre, les séismes se sont calmé mais le volcan continue de se former. En fait, les sismographes continuent d'enregistrer les ondes harmoniques associées aux volcans. (Pour plus d'informations sur les ondes harmoniques, voir l'article sur la prédiction des éruptions volcaniques.)

Voir l'article original de Simplement Géologie.

Kirghizistan, Fergana - 19 juillet

Le séisme de 6.1 est localisé sous les montagnes Pamir, à la frontière entre le Kirghizistan et l'Ouzbékistan. Au nord des montagnes Pamir se situe la vallée de Fergana qui est partagée entre plusieurs pays.

Source : World Atlas
Ce séisme ne s'est pas produit le long d'une plaque tectonique mais plutôt le long de failles associées au mouvement de la plaque tectonique de l'Inde qui est toujours en collision avec la plaque Eurasienne. Cette situation a donné naissance à plusieurs chaines de montagnes, dont celle des montagnes Pamir Alay (ou monts Alaï).

Les monts Pamir Alay sont poussés vers le nord par la plaque Indienne, et chevauche le bloc de la vallée de Fergana (au nord). Le séisme a probablement eu lieu le long d'une faille "aveugle", une faille qui peut causer des séismes sans être visible à la surface. Cette zone n'est habituellement pas très active, avec seulement 3 séismes de magnitude supérieure à 5.5 dans les 40 dernières années. Le séisme du 19 juillet dernier est le premier à causer des pertes de vie (14 personnes, principalement en Ouzbékistan).
Source : USGS
Example d'une faille "aveugle" qui aurait pu causer le
séisme du 19 juillet au Kirghizistan

Août

États-Unis, Colorado - 22 août

Un séisme de magnitude 5.3, localisé près de Trinidad au Colorado, est survenu dans une région qui connait des tremblements de terre modéré. D'ailleurs, en 2001, le USGS a effectué une étude approfondie d'une série de séismes qui avait frappé la région en septembre 2001.

D'après la localisation, la profondeur et sa ressemblance avec les séismes de 2011, ce séisme ne serait pas relié à l'injection d'eau pour l'exploitation du méthane dans les sous-sols de la région. Il serait du à un mouvement le long d'une faille, malheureusement encore inconnue et peu étudiée, près de la zone sismique du Rio Grande.
Source : World Atlas
Voir l'article original de Simplement Géologie.

États-Unis, Mineral - 23 août

Le séisme d'une magnitude de 5.8 est survenu en début d'après-midi dans une zone qui n'est pas susceptible à d'importants tremblements de terre. Compte tenu de la géologie locale et sur toute la côte est du continent Nord-Américain, le séisme a été ressentit dans plus de 12 états américains et plusieurs provinces canadiennes.

Le séisme a eu lieu dans les Appalaches, une ancienne chaîne de montagne qui s'est créée de la même façon que d'autres chaînes de montagnes : par des collisions entre des plaques tectoniques continentales. Après un certain temps, ces processus se sont stabilisés, il n'y avait plus de collisions et les Appalaches se sont érodées.

Puisque les Appalaches ne sont plus sur une zone active, il est difficile pour les géologues de cartographier toutes les failles qui pourraient causer un séisme. En fait, ces failles ne peuvent être réellement délimitées qu'avec les données enregistrées lors de séisme, et plus il y a de séisme sur une faille, plus son processus et sa forme sont compris.

La côte est des États-Unis est couvertes de failles ayant un potentiel d'activité, mais la plupart sont recouvertes de sédiments, de végétations, d'eau, etc.

Dans le cas du séisme de Minéral, l'épicentre est situé dans la Zone Sismique de Viriginie Centrale. Cette zone enregistre plusieurs séismes de faibles magnitudes (non ressentis par la population) à tous les ans. Cependant, leur position et faible profondeur n'indique pas la présence d'une faille majeure et principale dans les régions, mais plutôt un "nuage" sismique.
Source : USGS
Les zones Rouge indiquent les régions ayant une plus grande probabilité sismique.
Voir l'article original de Simplement Géologie.

Septembre

Canada, Île de Vancouver - 9 septembre

L'Île de Vancouver, à l'ouest de la Colombie-Britannique, fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. Cependant, pour une raison qui échappe encore aux géologues, la partie canadienne de la ceinture de feu (et nord-ouest des États-Unis) est relativement calme, avec seulement quelques séismes de faible magnitude.
Source : Ressources Naturelles Canada
Le séisme, d'une magnitude de 6.4, a été ressentit jusqu'à Vancouver mais n'a pas causé de dommage. Il a eu lieu près de la limite entre la plaque tectonique de l'Amérique du Nord et celle de Juan de Fuca. Plus d'une centaine de répliques ont été enregistrées dont le plus important, de 4.9, a eu lieu le 11 septembre.

Voir l'article original de Simplement Géologie.

India, Sikkim - 18 septembre

Le séisme de 6.9 s'est produit près de la frontière entre l'Inde et le Népal et a fait 111 morts. Plusieurs glissements de terrain ont eu lieu dans la région, bloquant des routes d'évacuation et retardant l'aide.
Source : USGS
La plaque Indienne est en collision avec la plaque Eurasienne au nord, un événement qui a donné naissance aux Hymalayas. Le séisme de Sikkim ne s'est pas déroulé à la limite entre les deux plaques, mais plutôt sur le long d'une faille transformante à l'intérieur de l'une de ces plaques. La profondeur du séisme (20 km) ne permet pas de savoir si le séisme a eu lieu à l'intérieur de la plaque Eurasienne ou de la plaque Indienne (la plaque Indienne glisse sous la plaque Eurasienne).

Octobre


Le séisme d'une magnitude de 7.1 a été suivit d'un deuxième séisme de 5.7 le 9 novembre. Il n'a pas encore été établi si le second séisme est une réplique du 23 octobre. Quelques bâtiments endommagés par le premier séisme se sont écroulé suite au deuxième, augmentant le nombre de morts et de blessés.
Source : Eastern Turkey Seismic Experiment
Iris Newspaper
Le séisme est localisé à la limite entre la plaque Arabique au sud et la plaque Eurasienne au nord. Cette géologie n'est qu'une simplification de ce qui se passe dans cette région. Plusieurs limites sont flous et la Turquie elle-même est souvent considéré comme une micro-plaque, le bloc Anatolien, coincé entre la plaque Eurasienne et la plaque Africaine.

La plaque Arabique glisse sous la plaque Eurasienne, dans un mouvement oblique vers le Nord-Est. Le séisme de Van s'est déroulé le long d'une faille bien connue et étudiée, la faille de Sitlis.

La Turquie se situe le long de plusieurs failles très actives qui, en se déplaçant, peuvent causer beaucoup de dommages et de morts.

Voir l'article original de Simplement Géologie.



Le tremblement de terre, de magnitude 6.9, près de Ica au Pérou, s'est déroulé près de la limite entre la plaque Sud-Américaine et la plaque océanique de Nazca. Celle-ci se glisse sous la plaque continentale et à l'endroit de ce séisme, la plaque Sud-Américaine absorbe une montagne sous-marine, la dorsale de Nazca.
Source : Caltech Tectonics Observatory
Puisque la chaîne de montagne sous-marine est très haute comparativement au plancher océanique, la pression exercée par la ride de Nazca contre la plaque continentale augmente plus rapidement qu'aux endroits où le plancher océanique est lisse. Le mouvement entre les deux plaques a donc certaines difficultés à s'effectuer et peut entraîner des séismes importants autour de cette zone.

Pour plus d'informations, voir l'article original de Simplement Géologie.

Novembre

États-Unis, Oklahoma - 5 Novembre

L'Oklahoma n'est pas étranger aux séismes, mais celui du 5 novembre, avec une magnitude de 5.6, est le plus puissant enregistré dans cet état.
Source : USGS
Une étude a été publié par le Oklahoma Geological Survey lorsque 43 séismes, entre 1 et 2.8 de magnitude, se sont produit à l'intérieur de 24 heures, au mois de janvier 2011. Les résultats de cet étude montrent que la corrélation entre l'arrêt de la fracturation hydraulique effectuée dans la région (pour l'extraction de gaz) et l'enregistrement de ces séismes pourrait exister. Cependant, la marge d'erreur causé par le manque de précision dans la localisation, la profondeur et d'autres paramètres, ne permettent pas de confirmer ou d'infirmer cette relation. 

En novembre, une autre vague de séisme a eu lieu, avec plusieurs petits séismes de plus en plus fort ayant précédé le tremblement de terre de 5.6. Contrairement aux séismes de janvier 2011, celui-ci est probablement dû à une faille visible. Même si Oklahoma est situé à l'intérieur du continent Nord-Américain, deux bloques continentales glissent l'un contre l'autre le long de la faille transformante de Wilzetta

Décembre

Cette section restera incomplète jusqu'à ce que le mois soit terminé.

mardi 6 décembre 2011

Rétrospective 2011 - Les séismes (1ère partie)

L'année 2011 a été particulièrement marquante du côté des séismes. Pour certains, 2011 fut exceptionnelle pour la magnitude des séismes et pour leur localisation près des centres urbains. Voici donc un aperçu des séismes que 2011 nous a fait sentir. Cette liste omet plusieurs séismes, seuls les plus connus, exceptionnels ou uniques seront traités. Si vous croyez qu'un séisme devrait être présent dans cette liste, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

Janvier

Chili, Région d'Araucania - 2 janvier.

Un séisme de 7.1 frappe une région du Chili qui avait déjà été ébranlé par un séisme de 8.8 l'année précédente (27 février 2010). Le tremblement de terre de 2011 peu être considéré comme une réplique de 2010.
Source : USGS
Ayant eut lieu au large de la côte et à une faible profondeur, ce séisme fut dû à un mouvement entre la plaque de Nazca (sous l'océan Pacifique) et la plaque de l'Amérique du Sud.

Cette zone est reconnu pour être séismiquement très active et possède toujours le record pour le séisme avec la plus grand magnitude enregistré sur Terre (séisme de 1960, à Valvidia, magnitude de 9.5).

Pakistan, près de Dalbandin - 18 janvier

Le Pakistan se trouve à la jonction de trois plaques : plaque Indienne à l'est, la plaque Arabique au Sud qui se glisse sous la plaque Eurasienne au Nord. Le séisme du 18 janvier s'est produit le long de cette subduction (glissement sous une autre plaque) avec une magnitude de 7.2 (le plus important séisme du mois de janvier).

Source : Earthquake-Report

Février


Le séisme d'une magnitude de 6.1 est considéré comme une réplique du séisme d'une magnitude de 7.0 qui a eut lieu le 3 septembre 2010. Situé à quelques kilomètres de la ville de Christchurch, 181 personnes ont perdu la vie, 1500 blessés et plus de 100 000 bâtiments ont subit des dommages. Beaucoup de ces dommages sont liés aux glissements de terrain dans la région.
Source : GNS Science
La région de Canterbury est situé dans une zone très active. Alors que la plaque du Pacifique glisse sous la plaque Australienne au niveau de l'île Nord, le mouvement est inversé au sud de l'île Sud. Celle-ci est donc plus susceptible aux séismes compte tenu de la pression exercée par ce changement de mouvement tectonique.
Le mouvement des plaques est compensé par des failles transformantes (les plaques glissent l'une contre l'autre), causant des tremblements de terre de faible profondeur, et dévastateurs.

Voir également le séisme de Christchurch - 13 juin.

Mars


Le mois de mars est associé au séisme de Tohoku du 11 mars. D'une magnitude de 9.0, ce séisme a déclenché un tsunami dévastateur.

Le séisme du 9 mars, d'une magnitude de 7.3, fut considéré comme le séisme principal avec un séisme précurseur de 6.6, le 7 mars. Personne ne pouvait prévoir à ce moment que le séisme de 7.3 n'était lui-même qu'un séisme précurseur. Beaucoup d'énergie s'était déjà échappé grâce à ce séisme.
Source : Chris Rowan, géologue
Scientific American Blog
La plaque du Pacifique se glisse sous la plaque Nord-Américaine (également appelée Okhotsk dans cette région), associé aux mouvements des autres plaques dans la région, crée de fortes contraintes autour de l'île. Lors de la rupture du 11 mars, la plaque supérieure (Nord Américaine) s'est aplanit, causant un élargissement de l'île de 4 mètres par endroit (et l'île est maintenant plus proche des États-Unis)  et des affaissements permanents de certaines région entre 29 et 120 centimètres.

Plusieurs répliques secouent encore le Japon depuis le mois de mars, dont celui du 7 avril de 7.1 qui a fait 4 morts.


Avril


Le séisme d'une magnitude de 6.2 en Grèce s'est produit au large de Crète, dans la mer Égée.
Source : Centre Sismologique Euro-Méditerranéen
L'étoile pourpre est à l'épicentre.
La tectonique de la région est régit par plusieurs plaques et micro-plaques. La plaque Africaine se glisse sous la micro-plaque de la mer Égée et ce mouvement crée des tremblements de terre superficiels à la hauteur de l'île de Crète en particulier.
Source : USGS
Cette région de la mer Méditerranée est susceptible à des séismes de magnitude de 7.

Mai


Avec une magnitude de 5.1, le séisme de Lorca s'est produit près de la limite entre la plaque Africaine et la plaque Eurasienne.

La plaque Africaine se déplace vers le Nord-Ouest sous la plaque Eurasienne. Les séismes ressentis dans le sud de l'Espagne sont habituellement lié à ce mouvement. Dans le cas de ce séisme, la profondeur de 1 km indique qu'il n'a pas eut lieu au niveau de la plaque chevauchée, mais plus probablement le long d'une faille de surface.
Source : USGS

Juin

Nouvelle-Zélande, Christchurch - 13 juin

Ce séisme de 6.0 a eut lieu dans la même région que le tremblement de terre du 21 février (mentionné plus haut) et est également considéré comme une réplique du séisme de septembre 2010.

Les dommages n'auraient pas été aussi importants qu'ils ne l'ont été s'il n'y avait pas eu une série de tremblements de terre suivant celui du mois de février. Les bâtiments déjà endommagés et les sols fragilisés ont tourné cet événement en une catastrophe.

Heureusement, il y eut peu de vie perdus grâce aux évacuations effectués moins de deux heures plus tôt à cause d'un autre tremblement de terre.

Voir l'article original de Simplement Géologie.