mardi 11 décembre 2012

Rétrospective 2012 - Les séismes (1ère partie)

Cet article n'est qu'un aperçu des séismes que 2012 nous a fait sentir. Cette liste omet plusieurs séismes, seuls les plus connus, exceptionnels ou uniques seront traités. Si vous croyez qu'un séisme devrait être présent dans cette liste, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

2 séismes ont dépassé la magnitude 8 et 14 autres ont été supérieurs à 7. 

Janvier 2012

Sumatra, Indonésie - 10 janvier 2012

Le 10 janvier 2012, un séisme de 7.2 a frappé la côte ouest de la partie nord de Sumatra.
Source : USGS
L'étoile jaune au centre du cercle indique le lieu du séisme du 10 janvier 2012.
Ce séisme eut lieu à l'intérieur de la plaque Indo-Australienne, dans la zone où la frontière entre ces deux plaques est floue, le long d'une faille de glissement (qui permet d'accommoder les mouvements entre ces deux plaques). La plaque Indo-Australienne glisse sous la plaque de Sunda.

Ce genre de séisme ne crée habituellement pas de tsunami car la colonne d'eau n'est pas affectée.

Février 2012

Vysayas, Philippines - 6 Février 2012

Le 6 février 2012, un séisme d'une magnitude de 6.7 a eu lieu au large de l'île de Negros, dans la région de Vysayas. Ce séisme a fait plus d'une centaine de mort en raison de plusieurs glissements de terrain. Une réplique de 6.0 a eu lieu la même journée.
Source : USGS
L'étoile jaune au centre du carré bleu indique le lieu du séisme du 6 février.
Le séisme a eu lieu le long d'une faille qui n'était connu que de quelques géologues. L'archipel des Philippines se retrouvent coincé entre la plaque tectonique des Philippines (à l'est) et la plaque de Sunda (à l'ouest) et ces deux plaques se glissent sous l'archipel. (Pour plus d'information sur le contexte géologique des Philippines, voir l'article de Simplement Géologie "Séisme de Sulangan, Philippines - 31 août 2012".)

Mars 2012

Oaxaca, Mexique - 20 mars 2012

L'article originale de Simplement Géologie se trouve ici : Séisme de Oaxaca, Mexique.

Un séisme de 7.4 a frappé au large de la côte ouest du Mexique.
Source : USGS
Les points rouge représentent les séismes s'étant déroulés près de la surface, et les points verts sont les séismes profonds. Les points jaunes représentent les séismes intermédiaires.
Ce séisme a eu lieu dans le contexte de la subduction de la plaque de Cocos sour la plaque de l'Amérique du Nord. Dans cette situation, comme la plaque de l'Amérique du Nord se retrouve sur la plaque de Cocos, les séismes représentent un bris dans la croûte océanique qui est absorbée.

Ceci explique les séismes de faible profondeur près de la frontière entre les deux plaques (la plaque du dessous commence tout juste à s'enfoncer), alors qu'ils sont très profond en s'avançant s'éloignant.

Région de Maule, Chili - 25 mars 2012

L'article original de Simplement Géologie se retrouve ici : Séisme du Chili.

Un séisme de 7.1 a secoué la région de Maule au Chili le 25 mars 2012.
Source : USGS
Comme pour le séisme du Mexique du 20 mars, le séisme de Maule est dû au glissement de la plaque de Nazca (océanique) sous la plaque de l'Amérique du Sud (continentale).

La subduction de la plaque de Nazca sous la plaque de l'Amérique du Sud a causé plusieurs séismes importants au cours des siècles et ceci est en partie dû à la vitesse relative d'une plaque vers l'autre. La plaque de Nazca se déplace vers le Nord-Est à raison de 70 à 80mm/année.

Avril 2012

Sumatra, Indonésie - 11 avril 2012

L'article original de Simplement Géologie se trouve ici : Séisme de Sumatra

Source : USGS
Les étoiles jaunes représentent les deux séismes du 11 avril 2012
Les deux plus importants séismes de l'année 2012 ont eu lieu le 11 avril 2012 en Indonésie, près de la localisation du séisme de 2004. D'une magnitude de 8.6 et 8.2 (une réplique deux heures plus tard), ces séismes ont fait craindre un tsunami, mais la localisation à l'intérieur de la plaque Indo-Australienne et le type de séisme (un séisme le long d'une faille transformante) en a diminué la portée. Un tsunami de 31 centimètres a été enregistré sur l'île de Sumatra, à Meulaboh.

Mai 2012


L'article original de Simplement Géologie se retrouve ici : Séisme de Ferrara, Italie

Un séisme de 6.1 a frappé la région de Ferrara, près de la vallée de la Po, en Italie. Pendant plusieurs jours, des secousses ont été ressenties dans la région.

Source : Centre sismologique Euro-Méditerranéen
La localisation du séisme est indiqué par une étoile jaune.
Le séisme a eu lieu dans le système de la micro-plaque tectonique de l'Adriatique qui est un morceau s'étant détaché de la plaque Africaine dans sa collision avec la plaque Euro-Asiatique.

Juin 2012

Nahrin, Afghanistan - 11 juin 2012

L'article original de Simplement Géologie se trouve ici : Séisme de Nahrin, Afghanistan.

Un séisme d'une magnitude de 5.7 a frappé la région de Hindu Kush, en Afghanistan.
Source : USGS
Ce séisme a eu lieu dans la zone de collision de la plaque Indienne avec la plaque Euro-Asiatique qui a donné naissance aux Himalayas (Inde, Pakistan, Bouthan, Chine et Népal), aux Hindu Kush (Afghanistan), les Pamir (Afghanistan Nord) et aux les Karakorum (Pakistan, Inde et Chine). Comme il s'agit d'une collision entre deux plaques tectoniques continentales, la densité de chacune d'entre elle ne permet ni à l'une, ni à l'autre de glisser sous l'autre, ce qui entraîne la construction de chaines de montagnes.

mardi 4 décembre 2012

Rétrospective 2012 - Les volcans

L'année 2012, du côté des volcans, a été relativement tranquille. Il n'y a pas eu d'éruption volcanique entravant le trafic aérien, ni d'éruption ayant causé l'éjection d'une grande quantité de matières volcaniques.

Bien sûr, une activité volcanique normale s'est produit partout autour de la Terre, comme par exemple :

  • en Amérique Centrale (Fuego - Guatemala, Popocatepetl - Mexique, Poas - Costa Rica, Santa Maria et Santiaguito - Guatemala), 
  • en Amérique du Sud (Tungurahua - Ecuador, Nevado del Ruiz - Colombie), 
  • en Indonésie (Gamalama - Halmahera (Les Moluques), Paluweh - Petites îles de la Sonde, Lokon-Empung  - Sulawesi), 
  • dans la péninsule du Kamchatka (Shiveluch), 
  • au Japon (Sakurajima), 
  • dans le Pacifique (Kilauea - Hawaii) et
  • en Europe (Stromboli)
Ces volcans n'ont cependant pas atteint les proportions de Puyehue-Cordon Caulle au Chili, de Grimsvötn en Islande et du Nabro en Érythrée en 2011.


Erta Ale - Éthiopie

Le Erat Ale est un volcan bouclier situé dans la région de l'Afar qui s'élève à un peu plus de 600 mètres au-dessus de sa base, mais celle-ci mesure près de 50 kilomètres de diamètre. Il y a un lac de lave au sommet qui y existe depuis au moins 1967. Situé au point de l'Afar, ce volcan est l'un des nombreux membres du complexe du Rift Africain.

Source : USGS
Localisation du volcan Erta Ale dans le Grand Rift Africain
Le cratère est une destination touristique populaire et le 4 janvier dernier, 5 personnes ont été tuées et 4 personnes enlevées lors d'une attaque au sommet. Le 2 février, les visites organisées reprenaient et ce n'est qu'au début du mois de mars que les touristes ont été relâchés.

Nouveau Volcan - Yémen

Entre le 21 décembre 2011 et le 18 janvier 2012, une nouvelle île s'est formée dans l'archipel de Zubair, dans la mer morte, au large du Yémen. Cette île, de 1000 par 500 mètres, est le résultat d'une éruption volcanique sous-marine dans la zone du Grand Rift Africain, là au le plancher océanique s'amincit et permet une proximité plus grande entre le magma et le fond de l'océan.

Source : AFP
La photo de gauche a été prise en 2007 alors que celle de droite a été prise le 23 décembre 2011.
Pour en savoir plus...

Volcano Discovery
Volcano World
Global Volcanism Program

mardi 27 novembre 2012

Le monde des volcans, 2ème partie - Les types d'éruption

La première partie du Monde des volcans parlent des types de volcans rencontrés dans le monde. 

Les éruptions volcaniques sont regroupées en différents types d'éruption qui donnent une idée générale de l'intensité de l'éruption, du niveau de danger associé avec le volcan, et du type de coulée de lave. Dans plusieurs cas, le nom de ces regroupements prennent le nom d'un volcan caractéristique de ce groupe.

Éruption Hawaiienne 

Ce type d'éruption est caractéristique des volcans d'Hawaii : le Mauna Lao, le Mauna Kea et le Kilauea, entre autre.

Rarement explosif, une fontaine de lave peut apparaître au sommet, ou sur un flanc, et projeter de la matière liquide à quelques centaines de mètre au-dessus du sol. Comme la lave est habituellement plus liquide que dans les autres types de volcan, elle n'a aucune difficulté à s'écouler hors du volcan.

La lave projeté se refroidit rapidement et dépose une couche de roche en bordure de la fontaine, et quelques fois peut se regrouper pour former des coulées de lave fluide.

Une autre caractéristique des éruptions Hawaiiennes est la fluidité des laves. En conséquences, celles-ci glissent le long des flancs du volcan et peuvent atteindre plusieurs kilomètres de distance avant de se refroidir et de se solidifier, créant de très larges volcans.

Les volcans boucliers sont plus susceptible d'avoir des éruptions hawaiiennes, comme le Nyamuragira en République Démocratique du Conga, et Piton de la Fournaise sur l'île de la Réunion.

Kilauea, Hawaii

Éruption Strombolienne

Ce type d'éruption tient son nom du volcan Stromboli, en Italie, qui est en éruption perpétuelle depuis plus de 2000 ans. Contrairement aux éruptions Hawaiiennes, les Stromboliennes sont des éruptions explosives.

Au sommet, un petit lac de lave est habituellement maintenu dans le cratère et des explosions peuvent survenir à des intervalles de quelques minutes à plusieurs heures. Celles-ci sont causées par des bulles de gas qui remontent dans le magma et projettent la lave et les débris volcaniques (de quelques centimètres à quelques mètres de diamètres) à plusieurs centaine de mètres au-dessus de sa source. En période d'activité intense, des coulées de lave effusive (un flot de lave continue) peuvent survenir.

Le mont Erebus en Antarctique et le volcan, maintenant dormant, de Paricutin au Mexique sont deux autres cas de volcans à éruption Strombolienne.

Stromboli, Sicile, Italie

Éruption Vulcanienne

Plus violente que l'éruption Strombolienne, les éruptions Vulcaniennes sont le résultat d'un "bouchon" qui se forme dans la cheminée du volcan. Ce "bouchon" se forme grâce à une plus grande viscosité de la lave qui ne permet pas au matériel volcanique de s'évacuer aussi rapidement que dans une éruption Hawaiienne et emprisonne les gaz chauds à l'intérieur de la cheminée volcanique.

Lors d'une éruption Vulcanienne, la matière contenue dans la cheminée est projeté à l'extérieur du volcan à des vitesses supérieures à 350 km/h. La hauteur de la matière éjectée peut être de plusieurs kilomètres au-dessus du volcan.

Des bombes volcaniques, qui peuvent être de 2 à 3 mètres de diamètre, sont éjectées à plusieurs centaines de mètres autour du volcan. Le mont Sakurajima et le mont Tavurvur en Papouasie-Nouvelle-Guinée présentent des éruptions Vulcaniennes.

Mont Sakurajima, Japon

Éruption Plinienne ou Vésuvienne

L'éruption Plinienne est la plus dangereuse éruption. Comme pour le type Vulcanienne, cette éruption fait suite à un blocage dans la cheminée volcanique dû à des laves plus denses, plus visqueuses que pour les autres types d'éruption. L'accumulation de gas et de lave sous le bouchon devient suffisamment important pour créer une explosion catastrophique qui peut détruire une partie du volcan.

Le nuage de cendres et de gaz éjecté au-dessus du volcan reste constant, comme une fontaine constamment fournie en matériel par l'éruption du volcan. Cette fontaine dépasse 11 kilomètre de hauteur (une caractéristique d'une éruption Plinienne) et crée un dépôt de matières volcaniques sur plusieurs kilomètres autour du volcan.

Un danger bien présent avec ce type de volcan, en plus des bombes et de la retombée des cendres volcaniques, est la "nuée ardente" lorsqu'une partie du sommet s'écroule suite à une explosion. Ces nuées ardentes sont composées d'une coulée pyroclastique (un mélange de cendres, de roches et de gas ayant une température de plus de 1000°C) et d'un nuage pyroclastique (cendres et gas). Ces éléments prennent l'apparence d'un nuage qui défile le long des flancs du volcan.

Les nuées ardentes peuvent voyager à plus de 700km/h.

Le mont St Helens (États-Unis) en 1980, le Vésuve (Italie) en 79, le Pinatubo (Philippines) en 1991, le Klyuchevskaya en 1994 et le Eyafjallajökull en 2010 sont des exemples d'éruption Plinienne.

Ce type d'éruption catastrophique vide habituellement la chambre magmatique du volcan qui peut tomber en dormance pour plusieurs décennies, voir centaines d'années.

Source : USGS
Le nuage de cendres et de gas au mont Pinatubo, 15 juin 1991
Pour en savoir plus...

Plinian Eruption, USGS
Types of Volcanic Eruption
How Volcanoes works


mardi 20 novembre 2012

Volcan Shiveluch, Péninsule du Kamchatka - Russie

Le stratovolcan Shiveluch, sur la péninsule du Kamchatka en Russie, est en constante éruption depuis 1999, avec des nuages de cendres, des coulées de lave à partir de ses dômes de laves jonchant les parois du volcan, des avalanches et des explosions occasionnelles.

Source : Volcano Discovery
Localisation du volcan Shiveluch

Source : Global Volcanism Program
L'un des dômes de lave situé sur les flancs de l'ancien caldera de Shiveluch.
Ce volcan, l'un des plus actifs et l'un des plus gros volcans de la péninsule, est le volcan le plus au nord de Kamchatka et fait partie du groupe volcanique de Klyuchevskaya qui regroupe 8 volcans.

Source : Volcano Discovery
Position du volcan Shiveluch par rapport aux volcans de son groupe.

Péninsule du Kamchatka

Les volcans de la péninsule du Kamchatka se situent le long de l'axe nord-sud et sont le résultat du glissement (subduction) de la plaque du Pacifique sous la péninsule, le long de la fosse de Kurile-Kamchatka.

Cette fosse est connue et répertoriée du sud de la péninsule jusqu'à la hauteur des volcans du groupe de Klyuchevskaya, qui est également la limite nordique des volcans de cette région, et sépare la plaque du Pacifique (à l'est) du bloc de Okhotsk (à l'ouest, sous la mer d'Okhotsk qui est située entre la péninsule de Kamchatka et le reste de la Russie).

Source : Siberian Wonders
La ligne pointillée représente une limite floue entre deux plaques tectoniques : la plaque de l'Amérique du Nord (Bloc de Béring) et le bloc de Okhotsk

En fait, les connaissances dans la tectonique de cette région changent rapidement. Jusqu'à tout récemment, le bloc de Okhotsk était considéré comme faisant partie de la plaque de l'Amérique du Nord, ce qui ferait en sorte que la plaque du Pacifique se glisserait sous la plaque de l'Amérique du Nord à l'ouest de l'océan Pacifique, alors qu'elle glisserait contre elle au niveau de la Californie (à l'est de l'océan Pacifique).

Source : Kid Mind Quest
Version simplifiée des plaques tectoniques majeures. Les flèches représentent les mouvements des plaques entre elle.
De plus, depuis très longtemps, la plupart des limites entre les plaques tectoniques majeures sont très bien définies.

La dorsale au milieu de l'Atlantique sépare les plaques "Américaines" des plaques Eurasiatique et Africaine, une autre dorsale sépare la plaque Nazca de la plaque du Pacifique, une dorsale entoure la plaque de l'Antarctique.

D'un autre côté, des fosses délimitent les zones entre la plaque Nazca de la plaque Sud-Américaine, une fosse existe entre la plaque du Pacifique et la plaque Eurasiatique à l'ouest de l'océan Pacifique et le système des chaines de montagnes Himalayennes séparent la plaque Indo-Australienne de la plaque Eurasiatique.

Cependant, les frontières tectoniques entre la plaque de l'Amérique du Nord et la plaque Eurasiatique au niveau du Pacifique restent flous et plusieurs théories abondent.

Source : USGS
Cette configuration des plaques tectoniques est la plus connue. La frontière entre la plaque Nord-Américaine et la plaque Eurasiatique serait située à l'intérieur de la Russie, le long d'une frontière passive (floue)

Les blocs de Okhotsk et de Béring et la plaque de l'Amérique du Nord

La configuration des plaques tectoniques, en particulier à l'échelle régionale, change en fonction des nouvelles données obtenues lors de tremblements de terre et d'analyses directs sur le terrain.

Selon une étude publiée en 2006 indique qu'une nouvelle façon de voir la frontière entre la plaque Eurasiatique et la plaque Nord Américaine.

Sur le terrain, le nord de la péninsule du Kamchatka, qui ne devrait pas être affecté par le glissement de la plaque du Pacifique sous le sud de la péninsule, présente des plissements caractéristiques d'une zone de compression, comme lors de la création d'une montagne. De plus, la bloc de Okhotsk présente un mouvement de rotation indépendant de la plaque de l'Amérique du Nord.

Ceci mènerait à croire que la péninsule du Kamchatka reposerait sur le bloc de Okhotsk qui serait en fait une plaque tectonique par elle-même. Il serait pressé de toute part par les trois grandes plaques (Nord-Américaine, Eurasiatique, Pacifique) et expliquerait le soulèvement progressive de la croûte terrestre à cet endroit.

Cette situation pourrait également être le cas du bloc de Béring, mais plus d'étude, et de séismes, sont nécessaire pour observer le mouvement de ces blocs.

Cependant, ceci ne résout toujours pas le problème de la frontière entre ces blocs et les plaques de l'Amérique du Nord et de l'Eurasie.
Source : News Wise
Représentation du bloc de Okhotsk et du bloc de Bering indépendamment de la plaque de l'Amérique du Nord. Les pointillés représentent les limites imprécises entre les plaques tectoniques. La péninsule du Kamchatka est située à l'intérieur du carré rouge.
Pour en savoir plus...

Does Kamchatka belong to North America?

mardi 13 novembre 2012

Séisme près de Port Hardy, Canada - 8 novembre 2012

Le 8 novembre 2012, un séisme d'une magnitude de 5.9 a eu lieu au large de l'île de Vancouver, en Colombie-Britannique (Canada). Ce séisme, localisé au milieu de la micro-plaque de Juan de Fuca, est survenu moins de deux semaines après le séisme de 7.7 de Masset du 27 octobre. Malgré leur proximité, les deux séismes sont indépendants et sont associés à différents mouvements des plaques de la région.

La localisation de ce séisme correspond à la faille de Nootka, une faille transformante (de glissement) située à l'intérieur de la plaque de Juan de Fuca qui sépare celle-ci d'une plus petite plaque, la micro-plaque de Explorer.
Source : USGS
Le séisme de de Masset est représenté par le plus gros cercle orange dans le coin nord-ouest.
L'ouest du Canada est situé sur la ceinture de feu et est séismiquement active malgré l'absence de séismes d'importance. Au nord de l'île de Vancouver, la plaque du Pacifique glisse le long de la plaque de l'Amérique du Nord. Cette frontière prend le nom de la "faille de la Reine Charlotte".

Au sud des îles de la Reine Charlotte, une plaque se retrouve coincée entre la plaque du Pacifique et celle de l'Amérique du Nord, la micro-plaque de Juan de Fuca.

Au niveau de la Californie (aux États-Unis), elle disparait et la plaque du Pacifique est à nouveau en glissement contre la plaque de l'Amérique du Nord, le long de la faille de San Andreas.

Source : British Columbia Institute of Technology

La plaque tectonique de Juan de Fuca

Bien souvent, dans une vue générale des mouvements tectoniques, la plaque de Juan de Fuca est considéré comme une entité unique. Du côté ouest, une dorsale éloigne la plaque de Juan de Fuca de la plaque du Pacifique le long d'une dorsale où se crée de la nouvelle croûte océanique qui s'ajoute au deux plaques.

Du côté est, la plaque de Juan de Fuca glisse sous la plaque de l'Amérique du Nord le long de la zone de subduction de Cascadia. Ce mouvement tectonique a donné naissance à une ligne de volcans sur le continent dont le Mont Garibaldi, le Mont Baker, le Mont St Helens, le Mont Rainier et le Mont Meager.

Au niveau local, la plaque de Juan de Fuca est en fait composé de plusieurs micro-plaques dont la plaque Explorer au nord (séparé par la faille de Nootka) et la plaque de Gorda au sud.

Ces trois plaques sont les restes de l'ancienne plaque de Farallon qui a presque entièrement disparue sous la plaque de l'Amérique du Nord.

Source : USGS
Représentation du mouvement de l'ancienne plaque tectonique de Farallon au cours des derniers 30 millions d'années.
Les plaques de Cocos (au niveau de l'Amérique Centrale) et de Rivera (Mexique) sont également des relents de l'ancienne plaque de Farallon.

mardi 6 novembre 2012

Les volcans de la semaine - 29 octobre au 5 novembre

Amérique Centrale

En Amérique Centrale, plusieurs volcans ont montré des signes d'activités, la plupart étant située au Guatemala (Fuego, Pacaya, Santa Maria). Le Popocatépetl continue également son éruption commencée en 1994.

Le volcanisme de cette région est une conséquence de la subduction de la plaque tectonique de Cocos se glissant sous la plaque des Caraïbes.



Fuego (Guatemala)

Depuis 2002, ce volcan est en activité, avec plusieurs phases éruptives au cours de l'année 2012. Depuis juin 2012, ce volcan est le sujet d'une attention particulière dû à l'augmentation de son activité, ce qui a donné lieu à des évacuations en septembre.

Présentement, la coulée de lave s'étend à plus de 800 mètres, plusieurs explosions sont entendues de façon quasi-quotidienne, le nuage de cendres et de vapeur s'élève à 2500 mètres et les explosions éjectent des matières incandescentes à 100 mètres au-dessus du volcan.

Santiaguito/Santa Maria (Guatemala)

Depuis 2002, ce volcan est en éruption avec plusieurs épisodes explosives plus ou moins importantes et une lueur rouge près du dôme de lave. Le 29 octobre dernier, à la suite de deux faibles explosions, un nuage de cendre et de vapeur s'est élevé à 700 mètres au-dessus du sommet. L'agitation du dôme de lave a également déclenché des avalanches de blocs tout autour du sommet.

Santa Maria est le nom du volcan alors que le nom Santiaguito représente le plus actif des dômes de lave qui ont "poussé" à l'intérieur du cratère laissé par une éruption destructrice en 1902. Cette éruption a complètement détruit le sommet du volcan Santa Maria.

Source : Volcano World
Santiaguito est le cône à la gauche de l'image. Santa Maria est le sommet à droite.

Amérique du Nord

Yellowstone (États-Unis)

Au cours du mois d'octobre, la caldera de Yellowstone montre des signes d'activités avec des séries de petits tremblements de terre dont la plus haute magnitude enregistrée fut de 3.1. En tout, 128 séismes ont été enregistré pendant ce mois dans cette région.

Malgré cette activité, les risques d'une éruption volcanique à Yellowstone restent faible et la variation dans l'activité sismique se maintient dans sa tendance cyclique.

samedi 27 octobre 2012

Séisme de Masset, Îles-de-la-Reine-Charlotte, Canada - 27 octobre 2012

Dernière mise à jour - 27 octobre 2012, 22:25 heure locale de Vancouver

Le 27 octobre 2012, un séisme de 7.7 a touché la région des Îles-de-la-Reine-Charlotte dans la province de la Colombie-Britannique. Ce séisme, le troisième plus important à avoir eu lieu au Canada depuis le début des enregistrements, a déclenché une alerte au tsunami.

Deux répliques ont été enregistré au cours de l'heure suivante, l'une à 5.8 et l'autre à 4.8 (dans la même région, des répliques de 5.1 et de 4.7 ont été ressenties). D'autres répliques sont à prévoir au cours des prochaines heures et prochains jours.

L'alerte au tsunami, ce qui indique une possibilité d'inondation dans les zones au niveau de la mer et des vagues plus importantes qu'à la normale, touche la côte ouest de la Colombie-Britannique, l'Alaska, et l'Île de Vancouver en particulier. Pour l'instant, la ville de Vancouver n'est pas affectée.

L'alerte au tsunami se retrouve ici, avec le temps de l'arrivée de la première vague dans les villes côtières. Aux dernières nouvelles, en Alaska, la vague aurait été de 10 centimètres.

Source : NRCAN
Le séisme du 27 octobre a eu lieu le long de la faille de la Reine Charlotte, au large des îles du même nom. Cette faille est une faille transformante, comme celle de San Andreas en Californie. Ceci indique que les deux plaques (celle de l'Amérique du Nord à l'est et celle du Pacifique à l'ouest) glisse l'une contre l'autre.

Un tsunami est habituellement déclenché lorsque les plaques se chevauchent et que la pression entre les deux se relâchent, entraînant un mouvement de haut-bas. Malgré une caractéristique de glissement, le séisme pourrait tout de même avoir été causé par un mouvement de haut-bas. Pour l'instant, il n'y a pas suffisamment d'information pour spécifier le mouvement réel du séisme, et une alerte au tsunami a été déclenchée.

Cependant, même s'il s'agit d'un séisme de glissement, le tremblement pourrait avoir entraîné des glissements de terrain sous-marins, ce qui pourrait entraîné à leur tour des tsunamis locaux.

La faille de la Reine Charlotte (QCF)

Il est normal d'enregistrer des séismes le long de cette faille qui longe la côte ouest de la Colombie-Britannique, en commençant au nord de l'île de Vancouver jusqu'en Alaska (où elle prend le nom de Fairweather). Il s'agit d'une faille très active alors que les séismes sont habituellement de faible à moyenne amplitude, avec certaines amplitudes allant jusqu'à 6.6 (en 2009).

Source : NRCAN
La faille de la Reine Charlotte commence dans le coin Nord-Ouest de cette carte.
Arrivée au nord de l'île de Vancouver, la faille de la Reine Charlotte se transforme en une faille de subduction, la ligne de Cascadia, où les micro-plaques de Juan de Fuca et de Explorer (entre autre), glisse sous la plaque Nord-Américaine. Plus au sud, là où ces micro-plaques n'existent plus et sont "remplacées" par la plaque du Pacifique, la faille reprend une caractéristique de glissement pour devenir la faille de San Andreas.


mardi 23 octobre 2012

Prédire les séismes : statistiques, procès et communication.

Six scientifiques italiens et un ancien membre du gouvernement ont été jugés coupable de plusieurs homicides involontaires lorsqu'ils n'ont pas, dans un communiqué de presse, donné toutes les informations concernant un séisme, ce qui a rassuré la population. Le séisme de L'Aquila, le 6 avril 2009, a fait 308 morts, plusieurs blessés et des millions de dollars en dommage.

Heureusement, les accusés ont droit à deux appels. Espérons que le jugement sera renversé.

La sismologie, un domaine inexacte

La sismologie, l'étude des séismes, est un domaine scientifique à la fois exacte et inexacte. À la suite d'un séisme, la sismologie récolte des données exactes sur l'événement : sa localisation, sa magnitude, les failles en jeu (lorsqu'elles sont connues), etc. Cependant, pour prédire un séisme, la sismologie est inexacte.

Les sismologues doivent se baser sur les informations récoltées par des événements ayant déjà eu lieu (l'historique des séismes). Ces informations sont habituellement regroupées sous l'appellation générale de "risques" sismiques.

Par exemple, la carte suivante (représentant la région de San Francisco aux États-Unis) indique qu'il y a une probabilité de 21% qu'un séisme d'une magnitude supérieure à 6.7 survienne d'ici 2032.

Source : Physical and Life Sciences Directorate
En additionnant les différents risques d'un tremblement de terre dans cette région, il y a 62% de chance qu'un séisme supérieur à 6.7 frappe la région de San Francisco dans les 30 prochaines années. À tous les jours, plusieurs séismes surviennent dans cette région.

Un autre exemple, une épée de Damoclès se balance au-dessus de la faille de Cascadia sur la côte ouest américaine (du sud de l'île de Vancouver jusque dans le nord de la Californie, incluant les villes de Victoria, Vancouver, Seattle et Portland). D'après de récentes études, les risques d'un séisme important d'une magnitude supérieur à 8.7 à survenir au cours des 50 prochaines années seraient de 37%. Contrairement à la région de San Francisco, malgré le risque sismique important de la côte ouest, peu de séismes sont enregistrés annuellement.

La région de L'Aquila

La région de L'Aquila en Italie est également une région avec des risques sismiques importants. L'Aquila est située au coeur de la chaîne des Apennins, des montagnes qui sont toujours en mouvement suite à la collision entre la plaque de l'Afrique, au sud, et la plaque Eurasiatique au nord, sans oublier la subduction de la plaque Adriatique sous la plaque Eurasiatique, à l'est du pays.

Au cours de son histoire, L'Aquila, et la province de Abruzzo, a subit son lot de séismes. Des événements sismiques (séismes importants ou un série de plus petits séismes) en 1315, 1349, 1452, 1461, 1498, 1501, 1646, 1703, 1706, 1791, 1809, 1848 et 1887 ont été enregistré. Le séisme de 1703, avec ses 5000 victimes, fut le plus meurtrier.

Personne n'ignorait donc que la ville de L'Aquila reposait dans une région avec un risque sismique important.

Le séisme de 2009 - chronologie

  • Décembre 2008 à avril 2009
    • Une série de séismes secouent la région. 
  • 28 mars 2009
    • Giampaolo Guiliani (un technicien de laboratoire) prédit un séisme à Sulmona (50 km de L'Aquila) basé sur une élévation dans l'échappement du gaz Radon dans le sol. Le maire de Sulmona est contacté qui avertit la population d'un danger imminent. La panique envahit la population, mais aucun séisme n'est enregistré. (Note : la prédiction par le radon ne donne, pour l'instant, pas plus d'exactitude sur la prédiction des séismes que d'autres méthodes)
  • 30 mars 2009
    • Giampaolo Guiliani est censuré pour éviter plus de panique.
  • 31 mars 2009
    • 7 membres du comité national d'Italie pour la prévention des risques majeurs se réunissent à L'Aquila pour évaluer les risques.
    • Pendant le comité, les scientifiques ont déclaré que la série de séismes pouvaient réduire l'énergie contenue dans le failles, ce qui permettraient de réduire l'incidence d'un séisme d'importance.
    • Cependant, ils ont également dit qu'un séisme important n'était pas impossible.
    • Dans un communiqué de presse, la conclusion fut qu'il n'y aurait pas de séisme important.
    • Bref, les informations données par les scientifiques ne se sont pas rendues au public qui s'est ainsi senti rassuré et calme.
  • 6 avril 20090
    • Séisme de 6.3, 308 morts.
  • 1 octobre 2011
    • Début du procès, à L'Aquila, contre les scientifiques pour ne pas avoir informé la population d'un danger imminent d'un séisme important. (Note : charge officiel : pour avoir rassuré la population alors qu'il y avait un risque d'un séisme)
  • 22 octobre 2012
    • 5 scientifiques (dont Enzi Boschi, l'ancien directeur de l'Institut Italienne de Géophysique et Volcanologie) et un représentant gouvernemental sont jugés coupable de plusieurs homicides involontaires avec une sentence de 6 ans de prison, deux ans de plus que ce qui avait été demandé par le procureur.

Conséquences

  • Construction des bâtiments
Fait curieux, même si la ville médiévale comportait sa part de bâtiment remontant à cette époque, ce sont les bâtiments modernes qui ont subit le plus de dommages. Il semblerait que les bâtiments construits après le séisme de 1703 aient suivit un code "anti-sismique" (murs épais, limitation de la hauteur des immeubles, etc).

Depuis, les choses ont changé. En 1984, des mesures modernes "anti-sismique" ont été introduites, mais plusieurs édifices à l'Aquila avaient été construits avant ces mesures. De plus, beaucoup de bâtiments construits après 1984 ignorent ces mesures, et ce, malgré les nombreuses cartes de risques sismiques de la région.

Par exemple, une partie de l'hôpital de L'Aquila s'est effondrée, alors que le béton semblait avoir été fait avec du matériel bon marché, comme du sable. Ainsi, malgré la magnitude modérée du séisme, plusieurs morts ont été causées par l'ignorance volontaire des risques dans la région, par les autorités et constructeurs.

Alors pourquoi les scientifiques sont les responsables de ces morts?

  • Les scientifiques
Dans cette situation, les scientifiques sont probablement les boucs émissaires de la politique. Les politiciens voulaient rassurés la population après plus de trois mois de séismes réguliers et n'ont pas donnés toutes les informations au public. Un problème de communication.

Malheureusement, ce procès pourrait avoir des conséquences dans le monde entier. Quel géologue voudrait prendre la chance de conseiller un politicien sur les dangers d'un tremblement de terre, en sachant que peu importe ce qu'il prédit, le contraire pourrait arriver, et que le politicien ou la personnalité public omet certaines informations? Pour ensuite être accusé de ne pas avoir insisté sur tous les points? 

Pour l'instant, personne, géologue ou non, ne peut prédire un séisme. Pour chaque "prédiction", il y a une série de "mais ce n'est pas impossible que..." En sismologie, tout est dans les probabilités. Il y a toujours une chance que le contraire se produise.

Qu'en pensez-vous? Est-ce que le procès devait avoir lieu? Est-ce que la population devrait être évacuée à chaque fois que les probabilités d'un tel évènement augmente de quelques %?

Est-ce que les scientifiques, dans ces cas-là, devraient être les seuls autorisés à communiquer avec la population?



Pour en savoir plus...


mardi 16 octobre 2012

Des nouvelles de Mars

Cette semaine, Simplement Géologie fait un tour sur Mars.

Le Robot Curiosity

Le robot Curiosity, un robot de la grosseur d'une petite voiture envoyé vers la planète Mars le 26 novembre 2011 et atterrit sur la planète dans la nuit du 5 au 6 août 2012 (en Amérique du Nord), a pour mission d'en apprendre plus sur les conditions environnementales qui ont façonnée la surface de la planète. Ces informations sont vitales à déterminer si Mars a déjà pu abriter des formes de vie.

Le Robot Curiosity
source : NASA
À son bord, une dizaine d'instruments capable d'analyser la composition des roches, du sol et de l'atmosphère. Un appareil développé par le Canada, mené par Ralf Gellert de l'université de Guelph, en fait partie. Cet appareil, le APXS (Alpha Particle X-Ray Spectrometer) permet de déterminer la composition d'une roche en quelques heures.

En bref, le APXS émet des rayons x et des particules alpha pour ensuite analyser l'énergie émise par la roche en réponse au bombardement.

Source : NASA (récupéré du site de l'Agence Spatiale Canadienne)
Le APXS est situé au centre de la plaque rectangulaire.
Entre le 45e et 48e sol (jour solaire martien de la mission), entre le 21 et le 24 septembre 2012, le APXS a effectué des analyses sur une roche de la grosseur d'un ballon de football qui avait attiré l'attention des chercheurs.

Source : NASA
Les couleurs ont été ajustées par les chercheurs pour mieux démarquer les différences dans la roche. Les points rouges indiquent les points d'impacts de la ChemCam et les cercles violet représentent les zones étudiées par le APXS. Tous les points touchés ont donné des résultats différents sur la composition de la roche.
Un autre instrument, la ChemCam (Chemistry and Camera), est un laser qui volatilise une partie de la roche. Celle-ci émet une étincelle lumineuse qui est analysé par une série de spectromètres (appareils mesurant les propriétés de la lumière, autant dans le spectre visible "qu'invisible").

Les Résultats 

D'après Edward Stolper de l'Institut Technologique de la Californie à Pasadena, la composition de cette roche ressemble à un type peu commun de roche ignée que l'on retrouve dans plusieurs provinces volcaniques sur Terre.

Sur Terre, cette roche provient d'une cristallisation à très haute pression, dans le manteau de la Terre, d'un magma riche en particules d'eau.

Suite aux analyses de l'APXS, la roche est riche en Feldspath, mais pauvre en magnésium et fer. Les Feldspaths entre dans la composition, entre autres, des granites, gabbros et basaltes.

Ces résultats pourraient donner à croire à des processus de formations géologiques semblables à ce qu'on retrouve sur Terre.

Présentement, Curiosity se prépare à faire sa première analyse d'une pelletée de sol martien.

Pour en savoir plus...

Informations de la mission sur le site de la NASA

Sur une autre note... une carte géologique de Mars

Le USGS vient de publier (12 octobre 2012) une carte géologique de la région polaire nordique de Mars. Cette carte regroupe les observations topographiques et les images prisent de cette région après le programme Viking (1975 à 1980) jusqu'en 2009.

Document accompagnant la carte

Source : USGS

mardi 9 octobre 2012

Séisme de Beloeil, Québec - 10 octobre 2012

Ceci est un article préliminaire et peut être mis à jour dans les prochaines heures. (Dernière mise à jour à 01h49, 10 octobre 2012, heure à l'épicentre)

Un séisme de 4.5 (USGS indique qu'il s'agit d'un 3.9...) est survenu à Beloeil, au Québec, à 00h19 heure locale. Ce séisme ne créera pas de réplique dû à sa localisation et à sa faible magnitude.

Les séismes dans cette région sont communs et un séisme d'une magnitude inférieure à 3.9 fait partit d'une activité normale pour la région. En fait, une trentaine de séismes d'une magnitude supérieur à 3 secouent l'est canadien, par année. (Note : après révision de la magnitude du séisme, bien que 4.5 est une magnitude plus élevé, donc plus rare, 4 séismes d'une magnitude supérieure à 4 sont en moyenne enregistrés par année dans l'est du Canada.)

Malgré la faible magnitude, un séisme de 4.5, dans l'est du Canada, peut être ressentie à plusieurs kilomètres de l'épicentre.

Source : NRCAN
Les zones sismiques (les régions avec des risques de subir des tremblements de terre) dans l'est canadien sont nombreuses, malgré l'éloignement des frontières entre les plaques tectoniques adjacentes. En effet, l'est canadien a une situation centrale sur la plaque tectonique de l'Amérique du Nord.

La zone frappée par le séisme du 10 octobre est nommée la Zone Sismique de l'Ouest du Québec. Elle est caractérisée par deux "lignes". L'une suit la vallée d'Ottawa et inclue la région entre Ottawa-Témiscamingue et Montréal. La deuxième suit plus ou moins la vallée du Saint-Laurent à partir de Cornwall en Ontario.
Source : NRCAN
Dans toute cette zone, seul un séisme a été enregistré avec une magnitude supérieure à 6.0 (6.2, Témiscamingue, 1935).

Origines de cette zone
  • Généralités
Contrairement à la zone sismique de Charlevoix, causé par un ancien impact météoritique qui a créé des failles superficiellement actives, la zone sismique de l'ouest du Québec est relié à un rift avorté.

Un rift est causé par l'amincissement et la séparation de la croûte terrestre. Simplifié, ce phénomène cause l'affaissement de la surface sous le niveau de la mer, qui permet par la suite à un océan de se développer. Dans la dernière étape de l'amincissement, le magna fait surface et pousse chaque côté du rift dans des directions opposées, agrandissant le plancher océanique. C'est ce qu'on appelle une dorsale. La plus connue est la dorsale Atlantique. Le rift est un des mécanismes contraire aux zones de subduction où la croûte est détruite.

Quelque fois, un rift rate son coup et ne dépasse pas les premières étapes. Certaines théories indiquent que la vallée du Saguenay est le vestige d'un rift raté. Comme le rift crée une faiblesse dans la croûte terrestre, celle-ci reste fragile aux séismes. (tiré de l'article de Simplement Géologie sur les Séismes aux Québec )

La vallée de l'Ottawa est également vue comme le vestige d'un rift raté. Comme la croûte terrestre y est affaiblie, et plusieurs failles s'y sont créées, les risques d'un séisme important y sont plus élevés.
  • Séisme de Beloeil
Même si le séisme du 10 octobre a eu lieu sur la rive sud de Montréal, dans la vallée du Richelieu, il n'est pas impossible de le lier au système du rift avorté par sa proximité et son alignement.

De plus, cette région est situé dans les Basses-Terres du Saint-Laurent. Un peu au sud et à l'est, les Appalaches sont présentes. Ce changement de géologie fait suite à plusieurs changements tectoniques qui ont créé plusieurs failles qui peuvent bouger sous le relâchement des pressions associées, entre autres, à la remontée du continent (causée par la fonte des glaciers qui couvraient l'Amérique du Nord lors de la dernière ère glaciale).

Les séismes dans l'est du Canada se produisent généralement le long de failles de surfaces et peuvent ainsi être ressentit sur une plus grande distance. Nous n'avons qu'à penser au séisme de Virginie en Août 2011 qui avait été ressenti jusqu'à Ottawa.

Source : Sismogramme Université Laval, Québec
Récupéré à 22:38 (Heure de Vancouver), 01:38 (Heure de l'Est)



Séisme de Sipovo, Republika Srpska - 8 octobre 2012

Le 8 octobre 2012, un séisme d'une magnitude de 4.4 a secoué la région de Sipovo, en Republika Srpska (Bosnie Herzégovine). Cette région, au coeur des Alpes Dinariques, subit plusieurs tremblements de terre de faible magnitude par année. En 2012, en incluant le séisme du 8 octobre, 4 séismes ont eu lieu dont celui de 4.5 du 27 juillet.

Source : USGS
Tectonique

Les Alpes Dinariques bordent la côte est de la mer Adriatique. Du côté ouest de cette mer, les Apennins couvrent, du nord au sud, l'Italie. Au nord de la mer Adriatique se situent les Alpes.

Source : Geology.com
Au niveau de la mer Méditerranée, la plaque Africaine entre en collision avec la plaque Eurasiatique, et la plaque Africaine est celle qui est subductée.

Ce mouvement a donné naissance à une chaine de montagnes en Europe qui prend le nom de Pyrénées en Espagne et des Alpes en France, Suisse et nord de l'Italie, entre autres.

La mer Adriatique et la vallée de la Pô (aux pieds des Alpes, au nord de l'Italie) font parties des derniers vestiges de la micro-plaque Adriatique.

La limite entre la micro-plaque et la plaque Africaine est floue et la micro-plaque Adriatique est catégorisé comme une section de la plaque Africaine, même si elle bouge indépendamment de celle-ci.

La disparition de la micro-plaque Adriatique, à la fois sous la plaque Eurasiatique à l'est et à l'ouest, a donné naissance à la chaine de montagne Apennins (qui suit la péninsule Italienne) et les Alpes Dinariques (Slovénie, Bosnie Herzégovine, Montenegro, Croatie, Albanie, Serbie). C'est dans celles-ci qu'a eu lieu le séisme du 8 octobre.

Compte tenu de la faible profondeur du séisme, 11.6 kilomètres, le tremblement de terre a eu lieu le long de l'une des nombreuses failles d'accommodement existant dans cette chaine de montagne depuis sa naissance à la fin du Jurassique (il y a 160 à 145 millions d'année, séparation de la Pangée.)

Pour en savoir plus...

mardi 25 septembre 2012

Volcans en activité : Fuego, Soputan, Gamalama, San Cristobal

Au cours des dernières semaines, plusieurs volcans ont fait parlé d'eux, en particulier en Amérique Centrale et en Indonésie.

Amérique Centrale


Source : USGS
Le 13 septembre dernier, le volcan Fuego est entré en éruption pour la sixième fois en 2012. Plus de 30 000 personnes ont été évacuées, mais l'ordre a été levé quelques jours plus tard. Au mois de juin dernier, le volcan a subit deux épisodes éruptives. En fait, ce volcan est en activité depuis 1999 (présence de fumeroles, émissions de vapeur d'eau, etc).

Cette épisode éruptive a été caractérisé par un panache de cendre à plus de 3000 mètres au-dessus de son cratère.

Le volcan Fuego est le résultat de la plaque de Cocos qui se glisse sous la plaque des Caraïbes. Cette situation tectonique donne naissance à une ligne volcanique le long de la côte ouest de l'Amérique Centrale, ainsi que plusieurs séismes importants.

Source : USGS
Le 8 septembre 2012, un nuage de cendre s'est élevé à 5000 mètres au-dessus du cratère. Entre le 8 et le 17 septembre, le volcan a traversé des périodes d'accalmies et des périodes sismiques associés à des émissions de cendres et de gaz plus faibles que lors de son éruption initiale.

Le volcan San Cristobal fait parti du complexe volcanique de San Cristobal avec 4 autres édifices volcaniques et il est le plus haut volcan du pays.

Comme pour le volcan Fuego, le complexe volcanique de San Cristobal est le résultat de la subduction de la plaque tectonique de Cocos sous celle des Caraïbes.


Articles reliés
Séisme de Hojancha, Costa Rica - 5 septembre 2012 (7.6)
Séisme de El Salvador - 27 août 2012 (7.3)
Volcan Poas, Costa Rica

Indonésie
Source : USGS
D'après le USGS, l'Indonésie possède des statistiques intéressantes sur les volcans. L'Indonésie est le pays avec le plus grand nombre de volcan actifs (76), a le deuxième plus grand nombre d'éruptions datées (le Japon est en première position) et 80% de ses volcans ont subit une éruption volcanique depuis 1900. Il n'est donc pas surprenant que plus d'un volcan soit en éruption dans ce pays au même moment.

Source : USGS et Google maps
Les lignes jaunes représentent les zones de subduction (les fosses), les lignes rouges sont des dorsales (les plaques s'éloignent l'une de l'autre), et les lignes bleues sont les failles transformantes (glissement d'une plaque contre l'autre).
Le mouvement tectonique principale est la subduction de la plaque Australienne (au sud et à l'ouest) sous la plaque Eurasienne (au nord). Cette situation a créé la série de volcans de Sumatra et Java.

Les volcans au Nord-Est du pays (dont font partis les volcans Soputan et Gamalama) ont été créé grâce à un morceau de la plaque des Philippines qui s'enfonce dans la croûte, face à un morceau de la plaque Eurasienne qui s'enfonce également dans la croûte. (Représenté sur la carte par deux lignes quasi-parallèles, d'orientation Nord-Sud).
Le 18 septembre dernier, une émanation de cendres et de gaz a été repérée à 9.1 kilomètres au-dessus du niveau de l'océan. Au moment de l'éruption, aucune évacuation n'était en vigueur puisque la population locale se trouve à plus de 6.5 kilomètres du cratère.

Sa dernière éruption remontait au 27 août 2012 avec un nuage de cendres s'élevant à plus de 12 kilomètres au-dessus du cratère. L'éruption a duré plusieurs heures avec de nouveaux nuages de cendres et de gaz, de plus faible ampleur, s'étant produit le 28 août.
Une éruption phréatique (éjection de vapeur d'eau mélangé à des roches, des blocs et de la cendre) a eu lieu le 15 septembre, suivit d'une pluie de cendre dans la ville de Ternate. Le 16 septembre, une deuxième éruption a eu lieu. L'état d'alerte pour ce volcan est maintenu avec une possibilité d'évacuation.


Le mont Karangetang, situé au nord de l'île de Sulawesi, est également en état d'alerte. D'autres volcans de l'Indonésie sont sous observation car ils ont dernièrement montré des signes d'activités, dont le Krakatau (site d'une éruption destructrice en 1883), le mont Lokon (près de Soputan) et le mont Merapi (au centre de l'île de Java).

mardi 18 septembre 2012

Archipel de Santorin - injection de magma dans le volcan

Depuis le début de l'an 2011, l'archipel de Santorin, situé dans la mer Égée en Grèce, a gagné 14 centimètres en élévation. Ce gonflement du volcan au centre de l'archipel a été accompagné de tremblements de terre.

Source : greeka.com
Localisation de l'archipel de Santorin dans la mer Égée.
L'histoire de Santorin

L'archipel de Santorin était, jadis, une île unique et non-volcanique (composé de schists et pierre à chaux).

Au sud de l'île de Crête, la plaque Africaine glisse sous la plaque Eurasienne, donnant naissance une zone de subduction où les volcans se retrouvent sur la plaque Eurasienne, dans la mer Égée.

Source : Corinth Rift Laboratory
Au sud, la plaque Africaine glisse sous la mer Égée. Les cercles gris foncés représentent les volcans associés à la zone de subduction et suivent la courbe de la frontière de subduction.
Cette configuration tectonique, encore actif aujourd'hui, permet l'apport continue en magma dans la série de volcans, dont celui se trouvant sous l'archipel de Santorin. Ainsi, au cours des 200 000 dernières années, le volcan bouclier s'est créé et effondré à plusieurs reprises suite à des éruptions destructives.

La dernière importante éruption est surnommé "l'éruption minoenne" et est survenu autour de l'année 1645BC. Elle a été suivie par un effondrement de la caldera (l'édifice volcanique) qui a probablement causé un tsunami à travers la mer Égée et qui a détruit plusieurs villes minoennes sur la côte nord de la Crête.

Cet effondrement est encore visible par l'apparence circulaire des principales îles de l'archipel, une île centrale, et des parois abruptes vers le centre du volcan. Cette topologie est le résultat de la construction et destruction de la caldera de ce volcan bouclier.

Source : phys.org
Représentation des changements d'élévation depuis janvier 2011. Le rouge représente les plus importants changement. Le point rouge indique où se trouve le centre du volcan actuellement.
Depuis cette éruption, Santorin a été le lieu de plusieurs éruptions volcaniques de plus faible ampleur, la dernière ayant eu lieu en 1950. L'île centrale montre également des signes d'activités volcaniques (fumeroles).

Santorin, aujourd'hui

Le changement d'élévation que l'archipel a subit depuis janvier 2011 n'est pas une indication que le volcan est sur le point d'entrer en éruption. Les tremblements de terre et le gonflement reflètent un influx de magma sous le volcan, mais rien n'indique que le volcan va se réveiller. En fait, au cours des derniers mois, la quantité de séisme a même diminué.

Même s'il ne s'agit que d'un influx unique de magma, l'archipel de Santorin reste sous observation par son potentiel destructeur.

De plus, compte tenu de sa localisation et de son passé, le volcan de Santorin est classifié comme un Volcan Décade, un des seize volcans sous haute surveillance. (D'autres volcans décade : Yellowstone, Etna, Mauna Loa, Vésuve et Mont Rainier)

Présentement, des gps et des relevés radar permettent de garder un oeil sur tout changement affectant Santorin.

Théories

L'éruption de Santorini en 1645BC serait peut-être à l'origine du mythe de l'Atlantis. Après tout, il s'agit de l'une des plus importantes, en terme de quantité de matériel éjecté, depuis les débuts de la civilisation.

Sans avoir détruit la société Minoenne (une société basée sur Crête), l'éruption de Santorini aurait affaibli cette société, la rendant vulnérable à de futurs attaques.

Pour en savoir plus...
Decade Volcano - Santorini

mardi 11 septembre 2012

Séisme de Hojancha, Costa Rica - 5 septembre 2012

Le 5 septembre 2012, un séisme d'une magnitude de 7.6 a secoué la côte ouest du Costa Rica. Ce séisme a eu lieu près de la localisation d'un tremblement de terre de 7.3 survenu le 27 août 2012 au large de El Salvador. Contrairement à celui de El Salvador, l'épicentre du séisme du 5 septembre est localisé sous la péninsule de Nicoya plutôt qu'au large.

Source : USGS
Résumé tectonique 

(pour plus de détails, voir l'article de Simplement Géologie "Séisme de El Salvador - 27 août 2012")

Le séisme du Costa Rica partage plusieurs caractéristiques avec celui de El Salvador. La plaque de Cocos (sous l'océan Pacifique à l'ouest) se glisse sous la plaque des Caraïbes (à l'est). En raison des différents mouvements de plaque dans cette région, l'Amérique Centrale est une région très active où les séismes et les volcans sont nombreux.

Source : NCEER Bulletin - The Manzanillo, Mexico Earthquake of October 9, 1995
Profondeur du séisme

Le séisme du 5 septembre est localisé à une profondeur de 40 kilomètres alors que celui du 27 août (au large de El Salvador) n'avait qu'une profondeur de 4 kilomètres. 

Ceci s'explique par le chevauchement d'une plaque sur une autre. Les séismes qui ont lieu près de la frontière entre les deux plaques se produiront à une plus faible profondeur que les séismes ayant lieu à l'intérieur des terres. De cette façon, les géologues peuvent "voir" la plaque subductée être "digérée" dans le manteau. Cette "digestion" donne également lieu à la ligne volcanique située le long des zones de subductions.

Source : Pierre-André Bourque
Example de la localisation, en profondeur, des séismes dans une zone de subduction (de chevauchement).
Une alerte au Tsunami a été déclenché pour ce séisme, mais rapidement annulé en fonction de la profondeur, de la localisation et de la magnitude du séisme.

Pour en savoir plus...

mardi 4 septembre 2012

Séisme de Sulangan, Philippines - 31 août 2012

Un séisme d'une magnitude de 7.6 a secoué le sud-est des Philippines le 31 août 2012. Ce tremblement de terre, survenu au large de l'île de Mindanao, a créé un tsunami de 50 centimètres le long de la côte est des Philippines. Depuis, environ 35 répliques d'une magnitude supérieure à 4.5 ont eu lieu dans cette région.

Source : USGS
Séisme du 31 août (plus gros cercle jaune) et ses répliques (informations prises le 3 septembre 2012 à 13h,  heure du Pacifique)
Malgré la localisation sur la Ceinture de Feu du Pacifique, cette région des Philippines subit rarement des tremblements de terre de cette importance. Le dernier séisme d'une magnitude semblable à secouer cette zone de subduction s'est produit en octobre 1975 (M=7.6). Cependant, le reste du pays est fréquemment secoué par des tremblements de terre (Luzon, M=7.8, juillet 1990 ; Ouest de Mindanao, M=7.3, 7.6, 7.4, 23 juillet 2010, etc.)

Tectonique des Philippines (un résumé)

Comme toutes les régions touchées régulièrement par des tremblements de terre, la tectonique des Philippines est complexe.

À l'est des Philippines, la plaque tectonique océanique des Philippines glisse sous l'archipel des Philippines (créant la fosse des Philippines). À l'ouest, la plaque Eurasienne glisse également sous l'archipel (formant la fosse de Manille).
Source : Volcano World
Les différentes couleurs indiquent les différentes plaques tectoniques de la région.
Au centre, des blocs d'accrétions, d'origine volcanique pour la plupart, qui glissent les uns contre les autres le long de failles transformantes. Ce mélange de plaques tectoniques convergentes et de blocs pressés entre les deux a donné naissance à plusieurs volcans actifs (Mayon, Pinatubo, Bulusan, Taal, etc.)

Cet ensemble tectonique complexe prend le nom de "Ceinture Mobile des Philippines".

Source : Pierre-André Bourque
Exemple d'un prisme d'accrétion : les sédiments provenant de l'érosion et de coulées volcanique se déposent à la jonction entre deux plaques tectoniques et ne réussissent pas à passer sous la plaque chevauchante. Ces sédiments peuvent se solidifier et former des blocs d'accrétions.
Puisque l'archipel des Philippines est localisé dans une zone à risque de typhons et de moussons, un tremblement de terre ou une éruption volcanique peut rapidement entraîner des glissements de terrain dangereux.

Le séisme du 31 août 2012 a eu lieu profondément dans la plaque de la Mer des Philippines, mais à un endroit où elle n'est pas encore subductée sous l'archipel des Philippines.

Source : Philippine Institute of Volcanology and Seismology
Aperçu des failles et fosses des Philippines. Les lignes pourpres représentent les zones de subduction (l'archipel chevauche les plaques tectoniques environnantes) et les lignes rouges représentent les failles transformantes.
Pour en savoir plus...

Philippine Institute of Volcanology and Seismology
USGS
Mindano earthquakes report (2010)

Kiblawan, Davao Del Sur, Île de Mindanao, Philippines
Juillet 2008