samedi 27 octobre 2012

Séisme de Masset, Îles-de-la-Reine-Charlotte, Canada - 27 octobre 2012

Dernière mise à jour - 27 octobre 2012, 22:25 heure locale de Vancouver

Le 27 octobre 2012, un séisme de 7.7 a touché la région des Îles-de-la-Reine-Charlotte dans la province de la Colombie-Britannique. Ce séisme, le troisième plus important à avoir eu lieu au Canada depuis le début des enregistrements, a déclenché une alerte au tsunami.

Deux répliques ont été enregistré au cours de l'heure suivante, l'une à 5.8 et l'autre à 4.8 (dans la même région, des répliques de 5.1 et de 4.7 ont été ressenties). D'autres répliques sont à prévoir au cours des prochaines heures et prochains jours.

L'alerte au tsunami, ce qui indique une possibilité d'inondation dans les zones au niveau de la mer et des vagues plus importantes qu'à la normale, touche la côte ouest de la Colombie-Britannique, l'Alaska, et l'Île de Vancouver en particulier. Pour l'instant, la ville de Vancouver n'est pas affectée.

L'alerte au tsunami se retrouve ici, avec le temps de l'arrivée de la première vague dans les villes côtières. Aux dernières nouvelles, en Alaska, la vague aurait été de 10 centimètres.

Source : NRCAN
Le séisme du 27 octobre a eu lieu le long de la faille de la Reine Charlotte, au large des îles du même nom. Cette faille est une faille transformante, comme celle de San Andreas en Californie. Ceci indique que les deux plaques (celle de l'Amérique du Nord à l'est et celle du Pacifique à l'ouest) glisse l'une contre l'autre.

Un tsunami est habituellement déclenché lorsque les plaques se chevauchent et que la pression entre les deux se relâchent, entraînant un mouvement de haut-bas. Malgré une caractéristique de glissement, le séisme pourrait tout de même avoir été causé par un mouvement de haut-bas. Pour l'instant, il n'y a pas suffisamment d'information pour spécifier le mouvement réel du séisme, et une alerte au tsunami a été déclenchée.

Cependant, même s'il s'agit d'un séisme de glissement, le tremblement pourrait avoir entraîné des glissements de terrain sous-marins, ce qui pourrait entraîné à leur tour des tsunamis locaux.

La faille de la Reine Charlotte (QCF)

Il est normal d'enregistrer des séismes le long de cette faille qui longe la côte ouest de la Colombie-Britannique, en commençant au nord de l'île de Vancouver jusqu'en Alaska (où elle prend le nom de Fairweather). Il s'agit d'une faille très active alors que les séismes sont habituellement de faible à moyenne amplitude, avec certaines amplitudes allant jusqu'à 6.6 (en 2009).

Source : NRCAN
La faille de la Reine Charlotte commence dans le coin Nord-Ouest de cette carte.
Arrivée au nord de l'île de Vancouver, la faille de la Reine Charlotte se transforme en une faille de subduction, la ligne de Cascadia, où les micro-plaques de Juan de Fuca et de Explorer (entre autre), glisse sous la plaque Nord-Américaine. Plus au sud, là où ces micro-plaques n'existent plus et sont "remplacées" par la plaque du Pacifique, la faille reprend une caractéristique de glissement pour devenir la faille de San Andreas.


mardi 23 octobre 2012

Prédire les séismes : statistiques, procès et communication.

Six scientifiques italiens et un ancien membre du gouvernement ont été jugés coupable de plusieurs homicides involontaires lorsqu'ils n'ont pas, dans un communiqué de presse, donné toutes les informations concernant un séisme, ce qui a rassuré la population. Le séisme de L'Aquila, le 6 avril 2009, a fait 308 morts, plusieurs blessés et des millions de dollars en dommage.

Heureusement, les accusés ont droit à deux appels. Espérons que le jugement sera renversé.

La sismologie, un domaine inexacte

La sismologie, l'étude des séismes, est un domaine scientifique à la fois exacte et inexacte. À la suite d'un séisme, la sismologie récolte des données exactes sur l'événement : sa localisation, sa magnitude, les failles en jeu (lorsqu'elles sont connues), etc. Cependant, pour prédire un séisme, la sismologie est inexacte.

Les sismologues doivent se baser sur les informations récoltées par des événements ayant déjà eu lieu (l'historique des séismes). Ces informations sont habituellement regroupées sous l'appellation générale de "risques" sismiques.

Par exemple, la carte suivante (représentant la région de San Francisco aux États-Unis) indique qu'il y a une probabilité de 21% qu'un séisme d'une magnitude supérieure à 6.7 survienne d'ici 2032.

Source : Physical and Life Sciences Directorate
En additionnant les différents risques d'un tremblement de terre dans cette région, il y a 62% de chance qu'un séisme supérieur à 6.7 frappe la région de San Francisco dans les 30 prochaines années. À tous les jours, plusieurs séismes surviennent dans cette région.

Un autre exemple, une épée de Damoclès se balance au-dessus de la faille de Cascadia sur la côte ouest américaine (du sud de l'île de Vancouver jusque dans le nord de la Californie, incluant les villes de Victoria, Vancouver, Seattle et Portland). D'après de récentes études, les risques d'un séisme important d'une magnitude supérieur à 8.7 à survenir au cours des 50 prochaines années seraient de 37%. Contrairement à la région de San Francisco, malgré le risque sismique important de la côte ouest, peu de séismes sont enregistrés annuellement.

La région de L'Aquila

La région de L'Aquila en Italie est également une région avec des risques sismiques importants. L'Aquila est située au coeur de la chaîne des Apennins, des montagnes qui sont toujours en mouvement suite à la collision entre la plaque de l'Afrique, au sud, et la plaque Eurasiatique au nord, sans oublier la subduction de la plaque Adriatique sous la plaque Eurasiatique, à l'est du pays.

Au cours de son histoire, L'Aquila, et la province de Abruzzo, a subit son lot de séismes. Des événements sismiques (séismes importants ou un série de plus petits séismes) en 1315, 1349, 1452, 1461, 1498, 1501, 1646, 1703, 1706, 1791, 1809, 1848 et 1887 ont été enregistré. Le séisme de 1703, avec ses 5000 victimes, fut le plus meurtrier.

Personne n'ignorait donc que la ville de L'Aquila reposait dans une région avec un risque sismique important.

Le séisme de 2009 - chronologie

  • Décembre 2008 à avril 2009
    • Une série de séismes secouent la région. 
  • 28 mars 2009
    • Giampaolo Guiliani (un technicien de laboratoire) prédit un séisme à Sulmona (50 km de L'Aquila) basé sur une élévation dans l'échappement du gaz Radon dans le sol. Le maire de Sulmona est contacté qui avertit la population d'un danger imminent. La panique envahit la population, mais aucun séisme n'est enregistré. (Note : la prédiction par le radon ne donne, pour l'instant, pas plus d'exactitude sur la prédiction des séismes que d'autres méthodes)
  • 30 mars 2009
    • Giampaolo Guiliani est censuré pour éviter plus de panique.
  • 31 mars 2009
    • 7 membres du comité national d'Italie pour la prévention des risques majeurs se réunissent à L'Aquila pour évaluer les risques.
    • Pendant le comité, les scientifiques ont déclaré que la série de séismes pouvaient réduire l'énergie contenue dans le failles, ce qui permettraient de réduire l'incidence d'un séisme d'importance.
    • Cependant, ils ont également dit qu'un séisme important n'était pas impossible.
    • Dans un communiqué de presse, la conclusion fut qu'il n'y aurait pas de séisme important.
    • Bref, les informations données par les scientifiques ne se sont pas rendues au public qui s'est ainsi senti rassuré et calme.
  • 6 avril 20090
    • Séisme de 6.3, 308 morts.
  • 1 octobre 2011
    • Début du procès, à L'Aquila, contre les scientifiques pour ne pas avoir informé la population d'un danger imminent d'un séisme important. (Note : charge officiel : pour avoir rassuré la population alors qu'il y avait un risque d'un séisme)
  • 22 octobre 2012
    • 5 scientifiques (dont Enzi Boschi, l'ancien directeur de l'Institut Italienne de Géophysique et Volcanologie) et un représentant gouvernemental sont jugés coupable de plusieurs homicides involontaires avec une sentence de 6 ans de prison, deux ans de plus que ce qui avait été demandé par le procureur.

Conséquences

  • Construction des bâtiments
Fait curieux, même si la ville médiévale comportait sa part de bâtiment remontant à cette époque, ce sont les bâtiments modernes qui ont subit le plus de dommages. Il semblerait que les bâtiments construits après le séisme de 1703 aient suivit un code "anti-sismique" (murs épais, limitation de la hauteur des immeubles, etc).

Depuis, les choses ont changé. En 1984, des mesures modernes "anti-sismique" ont été introduites, mais plusieurs édifices à l'Aquila avaient été construits avant ces mesures. De plus, beaucoup de bâtiments construits après 1984 ignorent ces mesures, et ce, malgré les nombreuses cartes de risques sismiques de la région.

Par exemple, une partie de l'hôpital de L'Aquila s'est effondrée, alors que le béton semblait avoir été fait avec du matériel bon marché, comme du sable. Ainsi, malgré la magnitude modérée du séisme, plusieurs morts ont été causées par l'ignorance volontaire des risques dans la région, par les autorités et constructeurs.

Alors pourquoi les scientifiques sont les responsables de ces morts?

  • Les scientifiques
Dans cette situation, les scientifiques sont probablement les boucs émissaires de la politique. Les politiciens voulaient rassurés la population après plus de trois mois de séismes réguliers et n'ont pas donnés toutes les informations au public. Un problème de communication.

Malheureusement, ce procès pourrait avoir des conséquences dans le monde entier. Quel géologue voudrait prendre la chance de conseiller un politicien sur les dangers d'un tremblement de terre, en sachant que peu importe ce qu'il prédit, le contraire pourrait arriver, et que le politicien ou la personnalité public omet certaines informations? Pour ensuite être accusé de ne pas avoir insisté sur tous les points? 

Pour l'instant, personne, géologue ou non, ne peut prédire un séisme. Pour chaque "prédiction", il y a une série de "mais ce n'est pas impossible que..." En sismologie, tout est dans les probabilités. Il y a toujours une chance que le contraire se produise.

Qu'en pensez-vous? Est-ce que le procès devait avoir lieu? Est-ce que la population devrait être évacuée à chaque fois que les probabilités d'un tel évènement augmente de quelques %?

Est-ce que les scientifiques, dans ces cas-là, devraient être les seuls autorisés à communiquer avec la population?



Pour en savoir plus...


mardi 16 octobre 2012

Des nouvelles de Mars

Cette semaine, Simplement Géologie fait un tour sur Mars.

Le Robot Curiosity

Le robot Curiosity, un robot de la grosseur d'une petite voiture envoyé vers la planète Mars le 26 novembre 2011 et atterrit sur la planète dans la nuit du 5 au 6 août 2012 (en Amérique du Nord), a pour mission d'en apprendre plus sur les conditions environnementales qui ont façonnée la surface de la planète. Ces informations sont vitales à déterminer si Mars a déjà pu abriter des formes de vie.

Le Robot Curiosity
source : NASA
À son bord, une dizaine d'instruments capable d'analyser la composition des roches, du sol et de l'atmosphère. Un appareil développé par le Canada, mené par Ralf Gellert de l'université de Guelph, en fait partie. Cet appareil, le APXS (Alpha Particle X-Ray Spectrometer) permet de déterminer la composition d'une roche en quelques heures.

En bref, le APXS émet des rayons x et des particules alpha pour ensuite analyser l'énergie émise par la roche en réponse au bombardement.

Source : NASA (récupéré du site de l'Agence Spatiale Canadienne)
Le APXS est situé au centre de la plaque rectangulaire.
Entre le 45e et 48e sol (jour solaire martien de la mission), entre le 21 et le 24 septembre 2012, le APXS a effectué des analyses sur une roche de la grosseur d'un ballon de football qui avait attiré l'attention des chercheurs.

Source : NASA
Les couleurs ont été ajustées par les chercheurs pour mieux démarquer les différences dans la roche. Les points rouges indiquent les points d'impacts de la ChemCam et les cercles violet représentent les zones étudiées par le APXS. Tous les points touchés ont donné des résultats différents sur la composition de la roche.
Un autre instrument, la ChemCam (Chemistry and Camera), est un laser qui volatilise une partie de la roche. Celle-ci émet une étincelle lumineuse qui est analysé par une série de spectromètres (appareils mesurant les propriétés de la lumière, autant dans le spectre visible "qu'invisible").

Les Résultats 

D'après Edward Stolper de l'Institut Technologique de la Californie à Pasadena, la composition de cette roche ressemble à un type peu commun de roche ignée que l'on retrouve dans plusieurs provinces volcaniques sur Terre.

Sur Terre, cette roche provient d'une cristallisation à très haute pression, dans le manteau de la Terre, d'un magma riche en particules d'eau.

Suite aux analyses de l'APXS, la roche est riche en Feldspath, mais pauvre en magnésium et fer. Les Feldspaths entre dans la composition, entre autres, des granites, gabbros et basaltes.

Ces résultats pourraient donner à croire à des processus de formations géologiques semblables à ce qu'on retrouve sur Terre.

Présentement, Curiosity se prépare à faire sa première analyse d'une pelletée de sol martien.

Pour en savoir plus...

Informations de la mission sur le site de la NASA

Sur une autre note... une carte géologique de Mars

Le USGS vient de publier (12 octobre 2012) une carte géologique de la région polaire nordique de Mars. Cette carte regroupe les observations topographiques et les images prisent de cette région après le programme Viking (1975 à 1980) jusqu'en 2009.

Document accompagnant la carte

Source : USGS

mardi 9 octobre 2012

Séisme de Beloeil, Québec - 10 octobre 2012

Ceci est un article préliminaire et peut être mis à jour dans les prochaines heures. (Dernière mise à jour à 01h49, 10 octobre 2012, heure à l'épicentre)

Un séisme de 4.5 (USGS indique qu'il s'agit d'un 3.9...) est survenu à Beloeil, au Québec, à 00h19 heure locale. Ce séisme ne créera pas de réplique dû à sa localisation et à sa faible magnitude.

Les séismes dans cette région sont communs et un séisme d'une magnitude inférieure à 3.9 fait partit d'une activité normale pour la région. En fait, une trentaine de séismes d'une magnitude supérieur à 3 secouent l'est canadien, par année. (Note : après révision de la magnitude du séisme, bien que 4.5 est une magnitude plus élevé, donc plus rare, 4 séismes d'une magnitude supérieure à 4 sont en moyenne enregistrés par année dans l'est du Canada.)

Malgré la faible magnitude, un séisme de 4.5, dans l'est du Canada, peut être ressentie à plusieurs kilomètres de l'épicentre.

Source : NRCAN
Les zones sismiques (les régions avec des risques de subir des tremblements de terre) dans l'est canadien sont nombreuses, malgré l'éloignement des frontières entre les plaques tectoniques adjacentes. En effet, l'est canadien a une situation centrale sur la plaque tectonique de l'Amérique du Nord.

La zone frappée par le séisme du 10 octobre est nommée la Zone Sismique de l'Ouest du Québec. Elle est caractérisée par deux "lignes". L'une suit la vallée d'Ottawa et inclue la région entre Ottawa-Témiscamingue et Montréal. La deuxième suit plus ou moins la vallée du Saint-Laurent à partir de Cornwall en Ontario.
Source : NRCAN
Dans toute cette zone, seul un séisme a été enregistré avec une magnitude supérieure à 6.0 (6.2, Témiscamingue, 1935).

Origines de cette zone
  • Généralités
Contrairement à la zone sismique de Charlevoix, causé par un ancien impact météoritique qui a créé des failles superficiellement actives, la zone sismique de l'ouest du Québec est relié à un rift avorté.

Un rift est causé par l'amincissement et la séparation de la croûte terrestre. Simplifié, ce phénomène cause l'affaissement de la surface sous le niveau de la mer, qui permet par la suite à un océan de se développer. Dans la dernière étape de l'amincissement, le magna fait surface et pousse chaque côté du rift dans des directions opposées, agrandissant le plancher océanique. C'est ce qu'on appelle une dorsale. La plus connue est la dorsale Atlantique. Le rift est un des mécanismes contraire aux zones de subduction où la croûte est détruite.

Quelque fois, un rift rate son coup et ne dépasse pas les premières étapes. Certaines théories indiquent que la vallée du Saguenay est le vestige d'un rift raté. Comme le rift crée une faiblesse dans la croûte terrestre, celle-ci reste fragile aux séismes. (tiré de l'article de Simplement Géologie sur les Séismes aux Québec )

La vallée de l'Ottawa est également vue comme le vestige d'un rift raté. Comme la croûte terrestre y est affaiblie, et plusieurs failles s'y sont créées, les risques d'un séisme important y sont plus élevés.
  • Séisme de Beloeil
Même si le séisme du 10 octobre a eu lieu sur la rive sud de Montréal, dans la vallée du Richelieu, il n'est pas impossible de le lier au système du rift avorté par sa proximité et son alignement.

De plus, cette région est situé dans les Basses-Terres du Saint-Laurent. Un peu au sud et à l'est, les Appalaches sont présentes. Ce changement de géologie fait suite à plusieurs changements tectoniques qui ont créé plusieurs failles qui peuvent bouger sous le relâchement des pressions associées, entre autres, à la remontée du continent (causée par la fonte des glaciers qui couvraient l'Amérique du Nord lors de la dernière ère glaciale).

Les séismes dans l'est du Canada se produisent généralement le long de failles de surfaces et peuvent ainsi être ressentit sur une plus grande distance. Nous n'avons qu'à penser au séisme de Virginie en Août 2011 qui avait été ressenti jusqu'à Ottawa.

Source : Sismogramme Université Laval, Québec
Récupéré à 22:38 (Heure de Vancouver), 01:38 (Heure de l'Est)



Séisme de Sipovo, Republika Srpska - 8 octobre 2012

Le 8 octobre 2012, un séisme d'une magnitude de 4.4 a secoué la région de Sipovo, en Republika Srpska (Bosnie Herzégovine). Cette région, au coeur des Alpes Dinariques, subit plusieurs tremblements de terre de faible magnitude par année. En 2012, en incluant le séisme du 8 octobre, 4 séismes ont eu lieu dont celui de 4.5 du 27 juillet.

Source : USGS
Tectonique

Les Alpes Dinariques bordent la côte est de la mer Adriatique. Du côté ouest de cette mer, les Apennins couvrent, du nord au sud, l'Italie. Au nord de la mer Adriatique se situent les Alpes.

Source : Geology.com
Au niveau de la mer Méditerranée, la plaque Africaine entre en collision avec la plaque Eurasiatique, et la plaque Africaine est celle qui est subductée.

Ce mouvement a donné naissance à une chaine de montagnes en Europe qui prend le nom de Pyrénées en Espagne et des Alpes en France, Suisse et nord de l'Italie, entre autres.

La mer Adriatique et la vallée de la Pô (aux pieds des Alpes, au nord de l'Italie) font parties des derniers vestiges de la micro-plaque Adriatique.

La limite entre la micro-plaque et la plaque Africaine est floue et la micro-plaque Adriatique est catégorisé comme une section de la plaque Africaine, même si elle bouge indépendamment de celle-ci.

La disparition de la micro-plaque Adriatique, à la fois sous la plaque Eurasiatique à l'est et à l'ouest, a donné naissance à la chaine de montagne Apennins (qui suit la péninsule Italienne) et les Alpes Dinariques (Slovénie, Bosnie Herzégovine, Montenegro, Croatie, Albanie, Serbie). C'est dans celles-ci qu'a eu lieu le séisme du 8 octobre.

Compte tenu de la faible profondeur du séisme, 11.6 kilomètres, le tremblement de terre a eu lieu le long de l'une des nombreuses failles d'accommodement existant dans cette chaine de montagne depuis sa naissance à la fin du Jurassique (il y a 160 à 145 millions d'année, séparation de la Pangée.)

Pour en savoir plus...