mardi 29 décembre 2015

Rétrospective 2015 - Octobre à Décembre

Octobre
Séisme important: 
  • Afghanistan
    USGS
    • Magnitude : 7.5
    • 26 octobre 2015
    • À 45km de la ville de Farhkar, district de Farhkar, province de Takhar, Afghanistan
    • Près de 400 morts à travers plusieurs pays
    • Localisé dans la chaine de montagne des Hindu Kush. Tout comme les Himalayas, le Karakoram et le Pamir, les Hindu Kush sont le résultat de la collision de la plaque tectonique de l'Inde au sud avec la plaque tectonique de l'Eurasie au nord. Cette collision entre deux plaques tectoniques continentales a forcé le soulèvement de la zone de contact. Toujours active, cette collision a permis la formation de hautes chaines de montagne où se produisent plusieurs séismes d'importance. Ces séismes permettent de relâcher la pression causé par la collision.
    • A été ressenti au Pakistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan, Kirghizistan
Novembre
Séisme important:
  • Grèce
    USGS
    • Magnitude : 6.5
    • 17 novembre 2015
    • Près de la ville de Nidri
    • Causé par la collision entre la plaque tectonique de l'Afrique et la plaque tectonique de l'Eurasie. À cet endroit, la plaque de l'Afrique glisse sous la Grèce et la mer Égée.
Volcan actif
  • Nishino-Shima
    • Le 23 novembre 2015 est le deuxième anniversaire de la naissance d'une nouvelle île volcanique près du volcan Nishino-Shima. Cette nouvelle île est dû à une éruption volcanique sur les flancs de Nishino-Shima.
    • Le 26 décembre 2013 : la nouvelle île a rejoint l'île de Nishino-Shima, formant une seule île de près de 1km2
Décembre
Séisme important:
  • Tadjikistan
    USGS
    • Magnitude : 7.2
    • 7 décembre 2015
    • Localisé au Nord-Est du séisme du 26 octobre 2015 en Afghanistan, dans les Monts Pamir. Tout comme pour le séisme du 26 octobre, ce séisme est le résultat d'un relâchement de la pression sur une faille créée par la collision entre la plaque tectonique de l'Inde et celle de l'Eurasie. Malgré la proximité entre ces deux événements, ils ne sont reliés que par leur appartenance au complexe tectonique de l'Himalaya, un complexe sismiquement très actif.
Volcan actif
  • Etna, Sicile, Italie
    • Éruption le 3 décembre 2015
    • Fontaine de lave de 1km de hauteur
    • Panache de cendre de 3km lors de l'éruption
    • Panache de cendre de 7km dans les jours suivants
    • Volcan Décade
    • Né de la subduction de la plaque de l'Afrique sous la plaque de l'Eurasie.

mardi 22 décembre 2015

Rétrospective 2015 - Juillet à Septembre

Juillet

Séisme important : Séisme de Yilkiqi, Chine
Source : USGS

  • Magnitude de 6.4
  • 3 juillet 2015, province de Xinjiang
  • Localisé près du plateau du Tibet, dans la zone d'influence de la collision de la plaque de l'Inde (au sud) avec la plaque de l'Eurasie (au nord). Cette collision, toujours active, a créée un système de failles pour accomoder les différentes vitesses de collision et la pression associée.
  • A frappé une région rurale avec plusieurs maisons traditionnelles : au moins 3 morts et 3000 maisons détruites.
  • zone très active


Août

Séisme important : Séisme de la République Démocratique du Congo
Source : USGS
Source : Wikipedia

  • 7 août 2015
  • Magnitude de 5.8
  • Localisé près de la frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo, sur la rive du lac Kivu
  • Le lac Kivu, ainsi que le lac Tanganyika plus au sud et les lacs Albert et Edward plus au nord, sont des lacs linéaires situés dans la branche ouest du Grand Rift Africain.
  • Dans les zones de rift, les séismes sont causés par l'amincissement de la croûte terrestre et de son enfoncement subséquent. 
  • Plusieurs maisons se sont écroulés, le séisme a été ressenti dans les pays voisins (Rwanda, Burundi, Ouganda) et un policier est mort
Volcan actif: Cotopaxi, Équateur
  • Éruption le 14 août 2015
  • Première éruption en 70 ans
  • Situé à 50km de la capitale du pays, Qinto
  • Stratovolcan recouvert d'un glacier, le seul à cette latitude sur Terre.
  • Causé par la fonte de la plaque tectonique de Nazca sous la plaque de l'Amérique du sud


Septembre

Séisme important : Illapel, Chili
Source : USGS


  • Magnitude de 8.3
  • 16 septembre 2015
  • Résultat par le relâchement de pression causé par le chevauchement de la plaque de Nazca sous la plaque de l'Amérique du Sud.
  • Suivi de plusieurs répliques, dont une réplique de 7.0 un peu plus tard dans la même journée
  • A causé un tsunami de 4.5m dans la région de Coquimbo qui a causé beaucoup de dommage et plusieurs innondations.
  • Un système par cellulaire pour ordonner une évacuation de la zone côtière.
  • 13 morts et 6 disparus.
Volcan actif: Aso, Japon
    • Éruption le 14 septembre 2015
    • Près de la ville de Kumamota, sur l'île de Kyushu
    • Résultat de la font de la plaque tectonique des Philippines sous la plaque de l'Eurasie
    • Formé d'une caldéra de 24km de diamètre où sont situés plusieurs cônes volcanique
    • Accessible par voiture et remonte-pente

mardi 15 décembre 2015

Rétrospective 2015 - Avril à Juin

Avril

Le plus important séisme :
Source : USGS

  • Région de Lamjung, Népal
  • Magnitude de 7.8, faible profondeur (8.2km)
  • A causé la destruction de plusieurs villages, édifices et sites historiques
  • Plus de 8000 morts
  • A causé plusieurs avalanches et glissements de terrain, dont l'avalanche au Mont Everest (19 morts), et l'avalanche dans la vallée de Langtang (250 personnes disparues)
  • Causé par la collision entre les plaques tectoniques continentales de l'Inde et de l'Eurasie. Cette collision, toujours très active, a donné naissance aux Himalayas 
  • Article de Simplement Géologie
  • Plusieurs répliques ont eu lieu, dont la plus importante fut le séisme de 7.3 le 12 mai 2015.

Mai

Le plus important séisme :

Source : USGS
  • Magnitude 7.8
  • À 189km au nord-ouest de l'île Chichi-jima, dans l'archipel de Ogasawara, Japon
  • Très profond (660km). Le séisme s'est produit dans la plaque tectonique du Pacifique glissant sous la plaque des Philippines
Volcans actifs
  • Kuchinoerabu-jima, préfecture de Kagoshima, Japon
    • Entré en éruption le 29 mai 2015 après un peu plus d'une semaine d'activité. Les 140 habitants de l'île ont été évacués avant l'explosion qui a créé un panache volcanique de 9km au-dessus du cratère.
    • Fait partie d'un archipel volcanique créé par la plaque océanique des Philippines se glissant sous la plaque continental de l'Eurasie.
  • Volcan Wolf - Iles Galapagos, Équateur
    • Première éruption en 30 ans
    • Le plus haut sommet des îles Galapagos
    • Entré en éruption le 25 mai 2015
    • Causé par le point chaud des Galapagos
    • N'a pas mis en péril la seule colonie d'iguane rose du monde, car ceux-ci habitent le nord et l'ouest de l'île alors que la lave s'est écoulée vers le sud et l'est.
Juin

Le plus important séisme :

Source : USGS
  • Magnitude de 7.0
  • Sur la dorsale Médio-Atlantique Sud
  • 475km à l'ouest de Tristan da Cunha, la plus proche île habitée
  • Faible profondeur (10km)
  • S'est produit le long d'une faille transformante ouest-est. Ces failles permettent d'accomoder les différentes vitesses de production de croûte océanique le long de la dorsale médio-atlantique. 
  • Les deux côtés de la faille glissent l'une contre l'autre. Ceci n'entraine qu'un faible mouvement verticale de l'eau au-dessus d'un tel séisme, aucun tsunami n'a été déclanché.

mardi 8 décembre 2015

Rétrospective 2015 - Janvier à Mars

JANVIER

Le plus important séisme :

  • Magnitude de 6.8, Vanuatu, 23 janvier. 
  • Très profond (220 km)
  • Résultat de la collision entre la plaque tectonique du Pacifique à l'est et la plaque de l'Australie a l'ouest. Cette collision force la plaque de l'Australie à s'enfoncer sous la plaque du Pacifique le long de la fosse océanique des Nouvelles -Hébrides.
    Source : USGS
Volcans actifs
  • Russie : Volcan Klyuchevskoy, péninsule du Kamchatka
  • Lyuchevskoi est situé à environ 56° N et 161° E
    • début de l'activité sismique le 19 décembre 2014
    • présence de laves fraiches au 29 décembre 2014
    • panache volcanique le 2 janvier 2015 (8.5km de hauteur)
    • le plus haut et le plus actif volcan de la péninsule
    • résultat de la collision entre la plaque tectonique du Pacifique à l'est qui glisse sous le bloc d'Okhotsk à l'ouest, le long de la fosse océanique de Kuril-Kamchatka
  • Afrique : Pico de Fogo, Cap-Vert
    Source: The University of Texas in Austin
    Source : Smithsonian Institute, Global Volcanism Program
    Localisation de villages à l'intérieur de la caldera de Pico de Fogo
    • Début de l'éruption le 23 novembre 2014
    • Fin de l'éruption le 8 février 2015
    • Destruction de plusieurs villages et infrastructures du pays
    • Résultat du point chaud du Cap-Vert
FÉVRIER

Le plus important séisme :
USGS
  • Zone Chalie-Gibbs, Dorsale Medio-Atlantique Nord
  • 13 février
  • Magnitude 7.1
  • Le long d'une faille est-ouest qui décale l'axe nord-sud de la dorsal médio-atlantique de 350 kilomètres
  • Causé par le glissement des deux côtés de la faille l'une contre l'autre.
MARS

Le plus important séisme:
USGS
USGS
  • Au sud de Kokopo, Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • Magnitude de 7.5
  • 29 mars
  • Suivi de plusieurs répliques dont 4 ayant une magnitude supérieur à 5.0
  • Tsunami localisé de 0.5m de hauteur
  • Causé par la collision entre la micro-plaque de Solomon qui est forcée sous la micro-plaque de Bismark Sud.

ANNONCES MAJEURES

Présence d'eau dans le système solaire
Un océan sur Ganymède, une des lunes de Jupiter et autres sources d'eau dans le système solaire. Grâce au téléscope Hubble, les scientifiques ont pu observer l'interraction du champ magnétique de Jupiter sur celui de Ganymède, seule lune de Jupiter a en posséder un. Le champ magnétique de Ganymède cause des aurores qui fluctuaient en contact avec le camp magnétique de Jupiter. Les variations ainsi enregistrées permettraient aux scientifiques de calculer la présence d'eau salée dans un océan d'environ 100km de profondeur sous une couche de glace de 150km.
De plus, des sources hydrothermales auraient été découvertes sur Encelade (une lune de Saturne), une preuve de présence d'eau ailleurs dans le système solaire.

lundi 26 octobre 2015

Séisme de Jarm, Afghanistan - 26 octobre 2015

Le 26 octobre 2015, un séisme d'une magnitude de 7.5 a secoué le nord-ouest de l'Afghanistan, dans la chaine de montagnes des Hindu Kush.
Habituellement, un séisme de cette profondeur (210km )n'est pas aussi ravageur qu'un séisme de la même magnitude, mais s'étant produit plus près de la surface. Cependant, de nombreux glissements de terrain ont été rapporté et le séisme a également été ressenti jusqu'à la capitale de l'Afghanistan, Kaboul. Plus de 200 personnes ont trouvé la mort en Afghanistan et au Pakistan. Plusieurs des régions affectées sont dans les montagnes, éloignées des grands centres, là où il est plus difficile de recevoir l'aide nécessaire.
Source : USGS
Cette région de l'Afghanistan-Pakistan est sismiquement très active puisque les Hindu Kush sont des montagnes créées par la collision active entre la plaque tectonique de l'Inde et la plaque tectonique Eurasiatique.
Au cours des cent dernières années, 7 autres séismes avec une magnitude supérieure à 7 se sont déroulés à l'intérieur de 250km autour de l'épicentre du séisme du 26 octobre. Le plus récent, avec une magnitude de 7.4, a eu lieu le 3 mars 2002 (séisme de Feyzabad). Le séisme du 26 octobre est le plus important séisme à avoir eu lieu en Afghanistan.
Source : USGS
Séismes de magnitude supérieure à 6, entre 1900 et 2014.
Ce séisme a eu lieu dans la zone de collision de la plaque Indienne avec la plaque Euro-Asiatique qui a donné naissance:
  • aux Himalayas (Inde, Pakistan, Bouthan, Chine et Népal), 
  • aux Hindu Kush (Afghanistan), les Pamir (Afghanistan Nord) et 
  • aux Karakorum (Pakistan, Inde et Chine).
Comme il s'agit d'une collision entre deux plaques tectoniques continentales, la densité de chacune d'entre elles ne permet ni à l'une, ni à l'autre de glisser sous l'autre, ce qui entraîne la construction de chaines de montagnes. Parsemant les chaines de montagnes, de nombreuses failles tentent d'accomoder la pression provenant de la collision. Ces nombreuses failles, des zones de faiblesse dans la croûte terrestre, sont les endroits où les séismes ont habituellement lieu.
Dans le cas du séisme du 26 octobre, un des côtés d'une faille sous la montagne a remonté brusquement par-dessus l'autre (faille inverse).
Source : Planète Terre
Pour en savoir plus...
Séisme de Nahrin, Afghanistan, 12 juin 2012
USGS - Earthquake - M7.5 - 45km N of `Alaqahdari-ye Kiran wa Munjan, Afghanistan

lundi 5 octobre 2015

Volcan Pico do Fogo, Cap-Vert - Nouvelles Évidences d'un méga-tsunami il y a 73000 ans.

Du 23 novembre 2014 jusqu'au 8 février 2015, le volcan Pico do Fogo, sur l'île de Fogo dans l'archipel formant le Cape-Vert, était en éruption. Cet événement est passé inaperçu compte tenu que l'étendu des dommages a été contenu dans l'île même avec l'évacuation des villages de Portela et Bangaeira, tous deux situés dans la caledra du volcan.
Source : The University of Texas in Austin
Le volcan Pico do Fogo est situé sur l'île de Fogo situé à l'est de Santiago, la plus grande île de l'archipel.

Dès le 16 décembre, l'avancé de la lave avait détruit 100% de l'infrastructure de ces deux villages, en plus de détruire une grande partie de l'agriculture de la région et de contaminé de nombreuses sources d'eau potable de l'île. Quelques vols entre l'île de Fogo et l'île de Santiago (là où se trouve la capitale du pays) ont été annulés, mais aucun problème international n'a été rapporté.
Source : Smithsonian Institute, Global Volcanism Program
Les villages de Portela et Bangaeira sont situé au Nord-Ouest du sommet du volcan.
Bien que l'éruption de Pico do Fogo a eu un impact majeur sur le pays, bien peu d'information en est ressorti. Cependant, Pico do Fogo n'est pas sans importance. Il y a 73 000 ans, l'écroulement d'un des flancs du volcan (côté ouest, vers l'île de Santiago et le continent Africain) a causé un méga-tsunami avec des vagues ayant atteint 270 mètres de hauteur sur l'île voisine. 

Contexte tectonique
Pico do Fogo est un stratovolcan né du point chaud du Cap-Vert sur la plaque tectonique de l'Afrique.
Toutes les îles de l'archipel du Cap-Vert sont des îles volcaniques, mais seul Pico do Fogo est encore actif et est également le plus haut point du pays à 2829m au-dessus du niveau de la mer. La formation de l'archipel peut être comparé à celle des îles Hawai qui est également issue d'un point chaud.

Pico do Fogo et méga-tsunami
Cette semaine est paru un article dans le magazine "Sciences Advances" discutant du danger potentiel de l'effondrement d'un flanc volcanique à la lumière de nouvelles évidences d'un méga-tsunami s'étant déroulé il y a 73 000 ans et impliquant Pico do Fogo.
Parmi les évidences se trouve des blocs erratiques (des blocs rocheux se retrouvant dans un lieu sans aucun lien géologique) reposant sur l'île de Santiago, 55km à l'est de Fogo. Ces blocs, d'un diamètre variant de 1 à 8m, se sont déposés sur un plateau situé au-dessus d'une falaise de 160-190m de hauteur jusqu'à 650m à l'intérieur de l'île et 220m de hauteur. Il a été déterminé qu'ils provenanaient des faces et des pentes de la falaise sur laquelle ils sont perchés.
Les chercheurs ont déduit que ces blocs ont été déplacés par la force d'un méga-tsunami avec des vagues ayant pu atteindre 240m de hauteur à certains endroits. Pico de Fogo a été déduit comme la source de ce méga-tsunami par les évidences de l'effondrement de son flanc est (face à l'île de Santiago) et de la présence des débris de cet avalanche sous le niveau de la mer.

Ce genre de sénario pourrait se reproduire avec n'importe quelle ile volcanique au volcan toujours actif. Les tsunamis ne sont pas que le résultat d'un important tremblement de terre, mais peuvent également être causés par l'effondrement d'un volcan dans l'océan, par un glissement de terrain, etc.
De plus, cette recherche ne s'est concentrée que sur les évidences d'un méga-tsunami sur une île à proximité de l'origine, alors qu'il serait intéressant de connaitre les effets sur le continement Africain lui-même ainsi que sur le pourtour de l'océan Atlantique. Ce genre d'étude est cependant compliqué par la distance temporel entre les évidences encore présentes et le moment où cet événement a eu lieu, ainsi que l'érosion et les autres événements géologiques s'étant déroulés depuis.

Pour en savoir plus...

Hazard potential of volcanic flank collapses raised by new megatsunami evidence, Ricardo S. Ramalho, Gisela Winckler, José Madeira, George R. Helffrich, Ana Hipólito, Rui Quartau, Katherine Adena and Joerg M. Schaefer, Science Advances, October 2, 2015, Vol. 1, no. 9, e1500456 DOI: 10.1126/sciadv.1500456

lundi 21 septembre 2015

Séisme de Illapel, Chili - 16 septembre 2015

Le 16 septembre 2015, un séisme d'une magnitude de 8.3 a secoué la région de Illapel au Chili. Situé à 230km au nord de la capital du pays Santiago, ce séisme et le tsunami qui en a résulté n'ont fait que très peu de mort.
Le tsunami, 4.5 mètres dans les villages côtiers près de l'épicentre du séisme, a causé des inondations et beaucoup de dommage dans la région de Coquimbo.
Source : USGS
Les lignes rouge à vert réflètent l'intensité du séisme, rouge étant le plus fort.
Ce séisme est le résultat du relâchement de pression à la frontière entre la plaque de Nazca qui se subducte sous la plaque de l'Amérique du Sud (une faille de chevauchement -> l'un des côtés de la faille chevauche l'autre côté).
Source : USGS
Schéma de la situation le long de la frontière entre la plaque de Nazca et la plaque
d'Amérique du Sud. 

La frontière entre la plaque tectonique de Nazca (sous l'océan Pacifique) et la plaque tectonique de l'Amérique du Sud est une zone a haut risque sismique. Plusieurs événements majeurs ont eu lieu le long de cette frontière, en parti le résultat du mouvement rapide entre les deux plaques tectoniques. Relativement à la plaque de l'Amérique du Sud, la plaque de Nazca se déplace vers l'est-nord-est à une vitesse de 74mm/an.

Événements majeurs le long de la fosse du Pérou et Chili
  • 22 mai 1960, séisme de 9.5 à Valdivia (Chili) - plus grand séisme enregistré, le plancher océanique s'est soulevé de 6 mètres, causant un tsunami dévastateur tout autour du Pacifique (la côte du Chili fortement dévastée, des vagues de 10-12 mètres à Hawai, plusieurs morts au Japon et des dommages aux Philippines, en Nouvelle-Zélande, etc.) Par comparaison, le séisme du Japon de 2011 ayant causé un important tsunami avait une magnitude de 9.0 alors que le séisme de Sumatra était de 9.1)
  • 24 août 1942, séisme de 8.2 à Ica et Arequipa, Pérou 
  • 23 juin 2001, séisme de 8.3 dans la région de Arequipa, Moquegua et Tacna, Pérou.
  • 31 mai 1970, séisme de 7.9 à Ancash (Pérou) - associé à une avalanche de roche et de glace provenant du Mont Huascaran qui a enseveli deux villages, il s'agit d'un des événements les plus dévastateurs du Pérou avec plus de 65 000 morts.
  • 15 août 2007, séisme de 8.0, région de Ica, Pérou
  • 27 février 2010, séisme de 8.8, région de Conception, Arauco et Coronel, Chili - le tsunami a affecté plusieurs pays autour du Pacifique (dont le Japon)
  • 1 avril 2014, séisme de 8.2 à Iquique, Chili

mardi 15 septembre 2015

Volcan Aso - Île de Kyushu, Japon

Le 14 septembre 2015, le mont Aso, sur l'île de Kyushu au Japon, est entré en éruption en projetant un nuage de cendres et de fumées à plus de 2000 mètres au-dessus du volcan. Situé à 50km au nord-est de la ville de Kumamota, son éruption a forcé l'annulation de plusieurs vol et l'évacuation d'une centaine de touristes visitant un musée situé à 3km du cratère. Contrairement à l'éruption du Mont Ontake du 27 septembre 2014, personnes n'auraient été blessé ou tué lors de l'éruption.

Le mont Aso est un volcan formé d'une caldera ayant un diamètre de 24km. Au centre, plusieurs cônes se sont formés, donnant naissance à différents monts : Nakadake (l'un des volcans les plus actifs du Japon), Nekodake, Takadake, Kometsuka, etc. La caldera est si grande que des villages s'y retrouvent (Aso, Takamori, Minamiaso).
Source : Smithsonian Institude - Global Volcanism program
Credit : Ichio Moriya (Kanazawa University)
Le cône à l'avant est Kometsuka. Un flan de la caldera est visible de l'autre côté de la plaine.
Lieu touristique, le sommet de Nakadake (actif) est accessible par voiture et par un remonte-pente sur câble. Comme il s'agit d'un volcan actif, des sources chaudes sont également présentes.

Situé sur la Ceinture de feu du Pacifique, le mont Aso s'est formé grâce à la fonte de la plaque tectonique des Philippines sous la plaque Eurasiatique. Cette subduction a également donné naissance à plusieurs autres volcans tout aussi actif : Unzen, Kirishima, Sakura-jima, etc. Le mont Aso est le complexe volcanique situé au nord de ces différents chaines volcaniques associées à ces deux plaques tectoniques.
Comparaison des volcans du Japon avec les limites des plaques volcaniques.
Sources : nippon.com, volcano world.


mardi 8 septembre 2015

Volcan Décade - Mont Vésuve, Italie

Le Mont Vésuve, en Italie, est un stratovolcan classifié comme un volcan décade (volcan de la décennie). Ces volcans en font parti par leur niveau de danger, leur historique éruptive et leur proximité avec des lieux peuplés. Cette liste permet de sensibiliser les gens aux dangers des volcans et de mieux étudier ceux-ci et peut-être ainsi réduire les risques associés à une catastrophe naturelle.
Même si un volcan n'est pas dans la liste des volcans de la décennie, cela ne veut pas dire qu'il est moins dangereux ou moins perturbant pour la population. Par exemple, le volcan Eyjafjallajokull n'est pas un volcan décade puisqu'il ne présente pas de danger immédiat à la population locale malgré ses éruptions fréquentes, mais les cendres et les nuages volcaniques qu'il émet peuvent causer d'énormes perturbations au transport aérien.

Localisation
Seul volcan actif sur le continent Européen lui-même, (Mont Etna, également en Italie, est situé sur l'île de la Sicile), Vésuve est situé sur la côte ouest du pays, près de la ville de Naples. Aux dernières estimations,
Source : Napoli
À remarquer : les habitations sur les flans de la montagne.
En fait, il n'y a que 12 km entre le sommet de la montagne et le centre-ville de Naples. La population de Naples est de 3.1 millions d'habitant et en cas d'éruption et d'évacuation, une partie de la ville pourrait se retrouver sous les cendres et sa population évacuée (environ 17000 habitants pour 5km autour du sommet, environ 675 000 habitants à l'intérieur de 10km autour du sommet) pourrait ne pas pouvoir revenir. C'est pourquoi une meilleure compréhension du volcan et une planification de l'évacuation (et de la relocalisation) des habitants est importante.

Tectonique
Situé sur la plaque tectonique eurasiatique, le volcan Vésuve est le résultat de la collision entre cette plaque et la plaque tectonique africaine, et le glissement subséquent de cette deuxième plaque sous la première.
Cette subduction de la plaque africaine a lieu le long de la côte est de l'Italie, sous le plancher de la mer Adriatique. La plaque plongeant fond dans le manteau et le matériel fondu remonte à la surface, come des bulles, le long de faiblesses dans la croûte terrestre.
Ces faiblesses peuvent être dues à des failles ou à un amincissement de la croûte sous l'effet de la chaleur provenant de la fonte de la plaque tectonique subductée.
Source : University of Arizona
L'éruption volcanique la plus connue du Mont Vésuve s'est produit en l'an 79 qui a détruit plusieurs villes à ses pieds, entre autre Pompéi et Herculanum. La dernière éruption a eu lieu en 1944. Cela fait donc 70 ans que Vésuve n'est pas entré en éruption, ce qui est une anomalie par rapport aux derniers siècles où les périodes d'acalmie variaient entre 2 et 7 ans.
L'éruption volcanique de l'an 79 a donné naissance au terme "éruption Plinienne". Ce genre d'éruption est d'un style explosif avec un énorme panache volcanique ( nuage de cendres et de matières incandescentes) projeté à très haute altitude. Ce nuage, en retombant, peut couvrir des dizaines de kilomètres autour du volcan. De plus, ce type d'éruption donne très peu souvent naissance à des coulées de lave puisque celle-ci est beaucoup trop visqueuse et peut rester coincée dans la cheminée volcanique, causant une explosion soudaine et violente.
Pendant l'éruption de l'an 79, des nuées ardentes (cendres, blocs, roches et vapeurs chaudes) ont dévalées les pentes et ont détruit les villages de Pompéi et Herculanum.
Faits intéressants

  • Éruption plinienne : Le terme "plinien" vient du nom de Pline le Jeune qui a été l'un des premiers à observer et décrire le panache volcanique au-dessus du mont Vésuve lors de l'éruption de l'an 79.
  • Vésuvianite : nom d'un minéral découvert pour la première fois sur les flans du mont Vésuve.

« VésuvianiteAsbestos » par Didier DescouensTravail personnel.
Sous licence CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.


mardi 1 septembre 2015

Volcan Piton de la Fournaise - La Réunion

Pour la quatrième fois en 2015, le volcan Piton de la Fournaise, à La Réunion, est entré en éruption. Le 24 août, une première fissure s'est ouverte au sud-ouest du cratère Dolomieu en direction du sommet, produisant des fontaines de lave et une coulée de lave. Dès le 25 août, seule une fissure d'une centaine de mètre émettait toujours de la lave. Cependant, le 31 août, l'activité volcanique était toujours très importante.

Source : Smithsonian institude, Global Volcanism Program
Contexte volcanique
Piton de la Fournaise est situé dans la partie orientale de l'île de La Réunion, un département outre-mer de la France. Il s'agit d'un volcan bouclier, tout comme le volcan Kilauea à Hawaii. Ce genre de volcan est très large à sa base par rapport à son sommet dû à la fluidité de la lave qui peut voyager sur une très grande distance avant de se refroidir. Il n'a donc pas nécessairement la physionomie cônique typique des volcans.
Source : Smithsonian Institute, Global Volcanism Program

Situé au milieu de l'océan Indien, à l'est de Madagascar, sur la plaque tectonique de l'Afrique, il n'est pas situé près de frontières tectonique. Tout comme Kilauea, il a prit naissance au-dessus d'un point chaud, une sorte de point faible dans la croûte terrestre qui permet au magma du manteau de remonter à la surface. D'autres exemples sont l'Islande (également situé sur une dorsale où les plaques tectoniques s'éloignent l'une de l'autre), et les îles Galapagos.
Piton de la Fournaise est l'un des volcans les plus actifs sur Terre, et est entré en éruption trois fois en 2015 ( début août, en mai et en février).

Pour en savoir plus
Piton de la Fournaise sur Global Volcanism Program of the Smithsonian Institute


mardi 25 août 2015

Volcan Cotopaxi - Equateur

Le 14 août 2015, le volcan Cotopaxi, en Équateur, est entré en éruption pour la première fois depuis 70 ans. Un nuage de cendres volcaniques et de vapeur a été projeté à plus de 5km au-dessus du cratère.
Compte tenu de son altitude (5897m à partir du niveau de la mer), ce volcan est recouvert d'un glacier, l'un des seuls rencontré à cette latitude sur Terre. De plus, il est situé à environ 50km de la capitale du pays, Qinto, ce qui en fait un volcan sous haute surveillance. Les éruptions des derniers jours a fait tombé de la cendre sur les villes adjacentes, allant jusqu'à Qinto.
Source : Wikipedia
Cotopaxi est un stratovolcan, c'est à dire un volcan dont la lave visqueuse coule lentement le long de ses pentes et se refroidie en couches successives, donnant une apparence conique au volcan. Situé sur la Ceinture de feu du Pacifique, il a été créé par la fonte de la plaque tectonique de Nazca qui glisse sous la plaque tectonique de l'Amérique du Sud.
Source : USGS
L'Équateur est situé au centre de la carte. La bordure noire indique la limite tectonique entre la plaque de
Nazca (à gauche) et la plaque de l'Amérique du Sud (à droite).
L'un des dangers du volcan Cotopaxi est la présence de lahars lors d'une éruption volcanique. Un lahar est une coulée boueuse composée de débris volcaniques tels que des cendres et des blocs, causé par la présence abondante d'eau. Un lahar pourrait se produire autour de Cotopaxi si une coulée de lave chaude ou des émanations chaudes (vapeur d'eau, cendres chaudes) venaient à faire fondre le glacier au sommet du volcan. 
Lors de son éruption en 1877, le glacier couvrant le sommet s'était complètement liquifié et les lahars en résultant ont voyagé plus de 100km pour rejoindre l'océan Pacifique, détruisant plusieurs villages sur leur passage.

lundi 22 juin 2015

Déménagement et vacances d'été

Je déménage au cours des prochaines semaines, alors il me sera difficile, voir impossible, d'écrire un article hebdomadairement. Je vais donc profiter de la période estivale pour prendre congé et revenir au mois d'août.
Si un événement majeur se produit, je serai naturellement au rendez-vous.
Si vous avez des questions ou des suggestions, n'hésitez pas à me rejoindre par courriel ( catherine à simplegeo . ca ) ou sur la page facebook de Simplement Géologie
Passez un très bon été!
Au plaisir de vous revoir bientôt,
Catherine

mardi 16 juin 2015

Géologie de la semaine - 9 au 15 juin 2015

SÉISME

10 juin 2015 - Calama, Chili

Le 10 juin 2015, un séisme d'une magnitude de 6.0 a frappéà l'intérieur du Chili, tout près de sa frontière avec la Bolivie. D'une profondeur de plus de 100km, ce séisme n'a fait aucun dommage dans la région.
Source : USGS
La côte ouest de l'Amérique du Sud est géologiquement très actif. La plaque tectonique de Nazca, se situant sous l'océan Pacifique, glisse sous la plaque de l'Amérique du Sud le long de la faille de subduction. En règle générale, plus le séisme a lieu loin de la zone de subduction, plus le séisme a lieu à une profondeur élevé, ce qui est consistant avec la profondeur où la connection entre les deux plaques se situe.

L'une des raisons de ces importants séismes le long de la côte ouest de l'Amérique du Sud est la vitesse de déplacement des plaques. La plaque de Nazca se déplace vers l'est à raison de 80 mm (3 pouces) par année alors que la plaque de Juan de Fuca (dans le Pacifique, au sud-ouest du Canada) glisse sous la plaque tectonique de l'Amérique du Nord de 43 mm par année.

Cette semaine dans l'histoire

  • 12 juin 1897 : Assam, Inde (Sud du Bhutan et Nord du Bangladesh)
    • A fait plus de 1500 morts
    • Magnitude de 8.8 (Même magnitude que le séisme du Chili de 2010)
    • A causé des glissements de terrain importants, l'arrêt du flot de certaines rivières, la création de vagues dévastatrices sur d'autre, l'effondrement de la majorité des édifices
    • Plusieurs centaines de répliques dans les mois suivants
  • 15 juin 2015 : Éruption du Mont Pinatubo, Philippines
    • Évacuation de 60 000 personnes habitant près du volcan dans les jours précédent l'éruption
    • Deuxième plus importante éruption volcanique du 20ème siècle après l'éruption du Novarupta (6 au 8 juin 1912) sur la péninsule de l'Alaska, aux États-Unis
    • Pourrait avoir été déclenché par le séisme de 7.7 dans la région de Luzon (situé le long de la même faille) du 16 juille 1990. Il est cependant impossible de confirmé la relation entre ces deux événements.
    • Le gaz relâché par le volcan a causé une diminution des températures dans l'hémisphère nord pendant quelques mois (été et automne). De plus, les émanations ont augmenté la vitesse de destruction de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique.
    • A causé la destruction de la zone agricole autour du volcan, la mort de plus de 800 000 bétails et volailles.
    • La destruction des villages du peuple Aeta vivant dans l'ombre du volcan a causé une fragmentation de cette société et son assimilation dans les cultures adjacentes.

mardi 2 juin 2015

Volcan Kuchinoerabu-jima - Mont Shin-take - Japon

Entre le 18 et le 22 mai 2015, le volcan Kuchinoerabujima au Japon a montré des signes d'activités avec une incandescence apparente à la nuit autour du cratère Shindake et une activité fumerollique* autour du volcan.

* Fumerolle : petit panache de vapeur sortant du sol.

Cependant, l'éruption volcanique elle-même n'a eu lieu que le 29 mai, dans une explosion spectaculaire qui a projeté des cendres et du matériel volcanique à plus de 9km au-dessus du cratère. Une coulée pyroclastique* s'est écoulée vers le nord-ouest de l'île jusqu'à la mer.

* Coulée pyroclastique : Un mélange de gaz, de cendres et de blocs de tailles diverses, le tout à très haute température (au moins 500°C), qui dévale les pentes du volcan

Contexte géologique
Le volcan Kuchinoerabu-jima est situé dans le sud de l'archipel du Japon, dans l'arc volcanique de Ryuku.
Source : Volcano Discovery
(Tiré de l'article de Simplement Géologie du 11 août 2014.) 
L'île de Kuchinoerabu est composé de trois jeunes cratères actifs : Furu-Take, le cratère le plus élevé, Shin-Take, le cratère le plus jeune et Noike.
L'île de Kuchinoerabu est située sur la Ceinture de Feu du Pacifique, là où la plaque des Philippines glisse sous la plaque Eurasiatique. Cette situation permet à une ligne de volcans de se développer derrière cette frontière tectonique car la plaque chevauchée se brise (causant des séismes) et fond (causant les volcans) en s'enfonçant dans le manteau.
Source : Montessori Muddle

mardi 26 mai 2015

Géologie de la semaine - 19 au 25 mai 2015

Séismes - Mise à jour
Kokopo - Papouasie-Nouvelle-Guinée 
Depuis le 1er mai, plus de 70 répliques de magnitude supérieure à 4.5 ont été enregistrées dans la région touchée par un séisme de 7.5 le 29 mars 2015. Plusieurs répliques sont toujours à prévoir compte tenu de la pression importante relâchée le 29 mars. Les plaques tectoniques impliquées (micro-plaque de la mer de Solomon et la micro-plaque de Bismarck-Sud, associée respectivement à la plaque de l'Australie et la plaque du Pacifique) doivent retrouver un équilibre après le déplacement en cause lors de ce séisme.
Source : USGS
Népal 
Depuis le séisme de 7.8 du 25 avril 2015 localisé près de Lampjung au Népal, plus d'une cinquantaine de répliques (magnitude supérieure à 4.5) ont été ressenties dans tout le pays. Parmi ces répliques, trois séismes de plus de 6.0 ont eu lieu. Les infrastructures déjà affaiblis par le séisme principal continuent de mettre la population en danger et plusieurs glissements de terrain empêchent toujours les secours de se rendre dans les villages reculés. L'importance et la cadence des séismes ont diminué, mais des répliques sont à prévoir pour encore plusieurs années alors que les plaques en jeu dans ce séisme ce replace après le relâchement de pression du 25 avril.
Source : USGS
Localisation des séismes de M4.5+ entre le 25 avril et le 25 mai 2015
Volcan
Volcan Wolf - Iles Galapagos, Équateur
Lundi le 25 mai 2015, le plus haut sommet des îles volcaniques des Galapagos, le volcan Wolf, est entré en éruption. Il s'agit de sa première éruption en 30 ans et pourrait causer la disparition de la seule colonie d'iguane rose dans le monde. Cet iguane, observé pour la première fois en 1986, n'a été étudié que depuis le début des années 2000 et en 2009, il a été catégorisé comme une variété distincte des autres lézards dans le monde, et même des autres lézards trouvés dans les îles Galapagos, ayant évolué par lui-même depuis 5.7 millions d'années.
Copyright Gabriele Gentile
Le volcan Wolf est situé sur l'île Isabela, la plus grande île de l'archipel. Cinq autres volcans (Ecuador, Alcedo, Cerro, Azul, Darwin et Sierra Negra) partagent l'île. Tous les volcans sont de type bouclier, comme les volcans formant les îles de Hawaii. En fait, les Galapagos se sont formés grâce à un point chaud situé sous la plaque de Nazca, tout près de la frontière entre celle-ci et la plaque de Cocos.
Un point chaud est causé lorsqu'un panache de matériau fondu du manteau remonte vers la surface, créant une chambre magmatique sous un point statique à la surface de la Terre. Ce point, qui ne bouge pas par rapport au manteau de la terre, va laisser des traces d'anciens volcans montrant le déplacement de la plaque tectonique au-dessus du point chaud. Ceci donne naissance à une chaine de montagnes soumarines plus ou moins linéaire.


mardi 12 mai 2015

Critique - Quatre milliards d'années d'histoire : Le patrimoine géologique du Canada


Résumé tiré du site des Éditions MultiMonde

Coordonné par Robert Fensome, Graham Williams, Aïcha Achab, John Clague, David Corrigan, Jim Monger, Godfrey Nowlan
Quatre milliards d'années d'histoire nous plonge dans une véritable aventure épique: celle de l'évolution des roches, des fossiles et des paysages du Canada. Des continents se sont formés puis démantelés, des océans se sont ouverts puis refermés. Cette histoire montre aussi comment l'oxygène – si vital – est apparu et a augmenté dans l'atmosphère de la Terre, comment la vie a évolué et a connu des périodes de disparitions rapides d'espèces, comment des calottes glaciaires se sont avancées puis retirées, et bien plus encore.
L'histoire géologique du Canada est fascinante, parfois même surprenante, en voici quelques exemples:

  • Des montagnes aussi hautes que l'Himalaya ont, par le passé, dominé les paysages du sud du Québec et de l'Ontario.
  • Des éléphants ont déjà parcouru les Prairies et des chameaux ont vécu en Arctique.
  • La richesse minérale de la région de Sudbury est le résultat direct de l'impact d'un astéroïde.
  • Des éruptions volcaniques ont eu lieu en Colombie-Britannique aussi récemment qu'au 18e siècle.

Quatre milliards d'années d'histoire présente les notions géologiques de base, comme la formation des roches et des minéraux, la tectonique des plaques, l'échelle des temps géologiques et l'analyse des fossiles. Cet ouvrage explore également les ressources géologiques et les aspects sociaux qui y sont reliés, dont plusieurs sont aujourd'hui source de vives inquiétudes: les ressources en eau, la hausse du niveau des océans, les changements climatiques et les risques naturels.
Avec plus de 700 magnifiques photographies, cartes et illustrations en couleurs, ce superbe volume relié nous invite à explorer le passé et à découvrir le caractère unique du patrimoine géologique du Canada.

Publié par la Fédération Canadienne des Sciences de la Terre, ce livre se veut un rassemblement des connaissances actuelles en géologie en plus de faire un lien entre la diversité du paysage canadien et son passé géologique et comment la géologie affecte le quotidien.

Plusieurs spécialistes, chercheurs et professeurs de plusieurs organismes à travers le Canada ont collaboré à ce projet, dont le Centre Eau Terre Environnement de l'INRS, la Commission Géologique du Canada, et l'Association Minéralogique du Canada.

Chacun des chapitres de ce livre a son commanditaire, autant des individus que des entreprises : Ministère Ressources Naturelles du Québec, Nexen Energy ULC, Comité national canadien de l'Année internationale de la planète Terre (AIPT), Société géoscientifique de l'Atlantique, etc.

Ce livre m'a été offert par Mme Aïcha Achad, la coordonatrice de l'édition française du livre "Four Billions Years and Counting : Canada's Geological Heritage".

Table des Matières

  • Partie 1 : Les Bases
    • Chapitre 1 : Les Roches
    • Encadré 1 : Limpide comme du cristal
    • Encadré 2 : De la surface jusqu'au noyau
    • Chapitre 2 : La valse des continents
    • Chapitre 3 : Une question de temps
    • Encadré 3 : La cartographie, le sondage et la télédétection
    • Chapitre 4 : Les fossiles et l'arborescence de la vie
    • Encadré 4 : Les sphères d'influence
    • Encadré 5 : Un paysage se forme
  • Partie 2 : L'évolution du Canada
    • Chapitre 5 : De poussière d'étoiles à continents : il y a plus de 2 500 millions d'années
    • Chapitre 6 : L'établissement des fondations : le Canada il y a 2 500 à 750 millions d'années
    • Chapitre 7 : Un séjour tropical : le Canada il y a 750 à 444 millions d'années
    • Encadré 6 : Les shales de Burgess
    • Encadré 7 : La révolution verte
    • Chapitre 8 : La traversée de l'équateur : le Canada il y a 444 `251 millions d'années
    • Chapitre 9 : La fragmentation de Pangée et le soulèvement des montagnes : le Canada il y a 251 à 65.5 millions d'années
    • Encadré 8 : Les animaux à poils
    • Chapitre 10 : L'approche finale : le Canada il y a 65.5 millions d'années à aujourd'hui
    • Chapitre 11 : L'Âge gaciaire
    • Encadré 9 : Souffler le chaud et le froid
  • Partie 3 : La prosperité et la santé
    • Chapitre 12 : Forger une nation
    • Chapitre 13 : Une question d'énergie
    • Chapitre 14 : Des pierres pour construire
    • Encadré 10 : L'exceptionnel patrimoine géologique de la ville de Québec
    • Chapitre 15 : L'eau : une ressource indispensable
    • Chapitre 16 : À la plage
    • Chapitre 17 : Sur un terrain dangereux
    • Encadré 11 : Des visiteurs extraterrestres
    • Chapitre 18 : Les défis environnementaux
    • Chapitre 19 : Des toxines dans les roches
    • Chapitre 20 : Le patrimoine géologique du Canda
    • Encadré 12 : Repères chronologiques
Contenu
Entre le livre de référence et un livre à placer sur une table à café, il s'agit d'un très beau livre à feuilleter rempli d'informations utiles. Il est à la fois bien détaillés sans se perdre dans les détails et facile à comprendre.

Première partie
- La première partie du livre couvre les bases de la géologie. Sans cette connaissance, il est plus difficile de comprendre les concepts élaborés plus loin dans le livre.
Un des petits problèmes rencontré lors du premier survol de cette partie est qu'il est parfois difficile obtenir rapidement l'information que l'on recherche n'est pas aussi évident que dans d'autres livres d'accès à la géologie si on ne va pas directement dans l'index en fin de livre. 
Par exemple, dans le chapitre sur les roches, ont pourraient s'attendre à découvrir ou à relire sur les trois types de roches : ignées, sédimentaires et métamorphiques. Par contre, à nul part dans les sous-titres ne retrouvons-nous ces mots. Le sous-titre "Dans l'autocuiseur" parle des roches métaorphiques. Les roches sédimentaires sont introduites dans le sous-chapitre "Des roches froides". Ces sous-titres parlent aux gens ayant ces notions de bases, mais pas à ceux et celles qui commencent à découvrir ce domaine.
En fait, les sous-titres sont évidents pour les gens qui auraient déjà des connaissances de bases en géologie et qui serait capable de faire rapidement les liens entre les sous-titres et les informations qui y sont détaillés. Par contre, pour les novices, il est plus difficle d'ouvrir le livre à une page au hasard et d'en déduire facilement le sujet par un survol rapide des sous-titres.

Deuxième partie

- La deuxième partie sur le Canada est bien expliquée, avec la présence de cartes illustrant la position de l'Amérique du Nord actuelle en tout moment au cours de son évolution (même si tous les morceaux ne sont pas encore en place). Il est facile de suivre également le pourquoi de la présence de certains fossiles, avec des images de ceux-ci.
Cette partie peut être feuilletée comme premier contact avec l'évolution géologique du Canada. Les images, illustrations et échelles de temps utilisées sont suffisamment détaillées et précises pour qu'elles racontent l'histoire du Canada par elles-mêmes. Le texte est également très intéressant et ajoute une couche supplémentaire à notre vision des changements géologiques qui ont formés le Canada.

Troisième partie

- La troisième partie fait un lien entre l'humain et la géologie. On y parle des différents types de gisement retrouvé au Canada donnant naissance à des mines (or, fer), des impacts météoritiques (Sudbury), de l'énergie provenant du sol (hydrocarbures, charbon), des pierres servant à différents type de construction, l'érosion des grèves, l'impact de l'eau, etc.

De plus, plusieurs encadrés de quelques pages parsèment le livre et permettent d'entrer en détail sur certains sujets connexes.
Recommandations
Quatre milliards d'années d'histoire : le patrimoine géologique du Canada est un livre très intéressant et agréable à consulter. Il couvre bien les bases de la géologie et donne un aperçu de la richesse géologique du Canada. Il va certainement rejoindre mes autres livres de références à ce sujet.
De plus, ses trois parties permettent de mettre en contexte les connaissances de base en géologie, autant pour comprendre le paysage actuelle du Canada, mais aussi pour comprendre l'importance de la géologie dans notre vie quotidienne.
Par contre, pour un livre se concentrant sur le Canada et sur notre quotidien, il aurait été agréable d'avoir une information plus détaillés sur des sujets comme :
- Les argiles sensibles (argile de Leda) déposés par la mer de Champlain (avoir une carte de la distribution des argiles sensibles) qui ont causé la destruction d'une partie du village de St-Jean-Vianney en 1971
- Le cas de la pyrite gonflante qui s'est retrouvé dans le matériel de remblai sous les fondations de béton de plusieurs édifices sur la Rive-Sud de Montréal
- etc.

Où le trouver/acheter









mardi 5 mai 2015

Géologie de la semaine - 28 avril au 4 mai 2015

Séisme de Kokopo, Papouasie-Nouvelle-Guinée - 30 avril et 1er mai 2015
Un duo sismique a eu lieu les 30 avril et 1er mai au sud-est de l'île de la Nouvelle-Bretagne en Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec des magnitudes de 6.7 et  6.8. Dans les jours suivants, plusieurs répliques ont été ressenties avec des magnitudes variant entre 4.6 et 5.6.
Ces séismes font suite à un séisme de 7.5 qui a touché la région le 29 mars 2015. Pour plus d'informations sur le contexte entourant ces séismes, voir l'article de Simplement Géologie du 31 mars 2015.

Séisme de Kathmandou, Népal - Mise à jour
Depuis le séisme d'une magnitude de 7.8 survenu le 25 avril 2015 au Népal, la région est en proie à plusieurs répliques avec des magnitudes allant jusqu'à 5.0. Cette situation peut causer plus de difficultés pour atteindre les endroits reculés puisque chaque séisme peut déclencher un nouveau glissement de terrain ou faire s'écrouler un bâtiment endommagé par les précédents.
Présentement, le bilan est à 7500 morts et beaucoup de dommage aux infrastructures, bâtiments, routes et biens culturels.

lundi 27 avril 2015

Séisme de Lamjung, Népal - 25 avril 2015

Le 25 avril 2015, un séisme d'une magnitude de 7.8 a frappé la région de Lamjung au Népal. La capitale du pays, Katmandou, située à 77km de l'épicentre du séisme a été fortement touchée.
Source : USGS
L'épicentre du séisme est représenté par une étoile jaune. Katmandou est située au sud-est.
Le Mont Everest plus à l'est, sur la frontière avec la Chine (Tibet).
Depuis ce séisme, près d'une quinzaine de répliques d'une magnitude supérieure à 5.0 ont été enregistrés dans la région.
La région des Himalayas est une zone sismiquement active puisqu'il s'agit d'un zone de convergeance rapide. En effet, la plaque tectonique de l'Inde, au sud, entre en collision avec la plaque Eurasiatique au Nord. Cette convergeance, toujours active, a permit la création des Himalayas et de plusieurs autres systèmes montagneux au coeur du continent, puisqu'aucune des deux plaques tectoniques, de type continentales, ne glisse sous l'autre.
La rapidité de cette collision fait gagner quelques millimètres aux sommets de la chaines des Himalayas alors que les plaques de part et d'autre se racourcissent.
La pression que cette zone de collision subit augmente jusqu'à se quelle soit relâchée lorsque des blocs glissent les uns contre les autres sous la forme d'un séisme. Un séisme de l'importance de celui du 25 avril va entrainer des répliques puisque plusieurs plus petits blocs doivent se réajuster à la suite d'un tel relâchement de pression.
Source : Highly Allocthhonous
Le bloc de gauche représente le mouvement des blocs de part et d'autre de la faille affectée
lors du séisme du 25 avril. Un côté de la faille, sous la pression de la collision, s'est décrochée et a remontée par-dessus
l'autre faille. Ce type de faille prend le nom de Faille Inverse.
Même si cette région est sismiquement active, les séismes avec une magnitude aussi importante que celui du 25 avril sont plutôt rare, même s'ils ne sont pas anormals. Le dernier séisme de ce type dans la région de Katmandou a eu lieu en 1988 (6.9), mais le plus important a eu lieu en 1934 avec une magnitude de 8.0.
Source : USGS
Le cercle bleu représente le séisme de 7.8. Même si les autres séismes n'ont pas eu lieu à proximité immédiate de
l'événement principal, ils en sont les conséquences directes puisque la faille doit se réajuster après un déplacement aussi
important.
En plus de nombreuses répliques au cours des prochains jours, qui pourraient causer plus de dommage aux édifices et maisons déjà touchés par le premier séisme, des avalances et des glissements de terrain sont également à craindre. Plusieurs villages ne sont rejoignables que par des petites routes dont plusieurs ont déjà été coupés par ces événements, retardant l'arrivée des secours et faisant craindre une perte de vie plus importantes.

mardi 21 avril 2015

Géologie de la semaine - 14 au 20 avril 2015

Séisme de Taiwan - 20 avril 2015
Le 20 avril 2015, un séisme d'une magnitude de 6.4 a frappé Taiwan. Localisé dans la mer de Chine, entre Taiwan et le Japon, ce séisme a été suivi de deux répliques de plus de 6.0. Ce séisme a eu lieu dans la zone de transition de deux mouvements tectoniques différents impliquant les deux même plaques tectoniques : la Plaque des Philippines (à l'est, sous l'océan Pacifique) et la Plaque de l'Eurasie (sur laquelle repose l'île de Taiwan).
Source : USGS
Au nord-est de la Taïwan, la plaque des Philippines glisse sous la plaque de l'Eurasie pour créer l'arc de Ryukyu et ses nombreuses îles (dont Okinawa). Au sud de Taïwan, c'est au tour de la plaque de l'Eurasie de glisser sous la plaque des Philippines.
Source : California Institute of Technologie  
Le séisme du 20 avril s'est déroulé à la pointe formée par l'inversion de la subduction, c'est à dire dans la zone où la plaque subductée et la plaque chevauchante changent de rôle.
Source : Stanford School of Earth Sciences
Cette semaine dans l'histoire
  • 5 au 17 avril 1815 : série d'éruptions du volcan Tambora, Indonésie
    • Causé la mort de plus de 100 000 personnes.
    • Causé une année sans hiver en 1815
    • Plus importante éruption volcanique observée. Plus puissante que l'éruption du Krakatoa (Indonésie).
  • 18 avril 1906 : séisme de 7.8 - San Francisco, Californie, États-Unis
Source : USGS
    • Fait plus de 3000 morts
    • A causé un feu qui a ravagé une bonne partie de la ville. 80% de la ville fut détruite.
    • Causé par le glissement de la plaque du Pacifique (déplacement relatif vers le nord-ouest) contre la plaque de l'Amérique du Nord (déplacement relatif vers le sud-est) le long de la faille de San Adreas.

  • 19 avril 1902 : séisme de 7.5 - Guatemala
    • Fait plus de 2000 morts
    • À une profondeur calculée de 25km (peu profond)
    • Causé par la subduction de la plaque de Cocos à l'ouest (océan Pacifique) sous la plaque des Caraïbes, tout près de la zone de transition entre la plaque de l'Amérique du Nord et celle des Caraibes.